‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 3)Chapitre 24 sur 96 · Tome V, p · texte numérisé non relu

Tome V, p

3. Nous n'avons trouvé aucun renseignement sur ce personnage.

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l'Empereur, qui n'avoient pas encore paru, se rendirent à Utrecht et assistèrent à la conférence générale des Alliés, qui se tint le 9 et qui fut retardée à leur considération. Le comte de Sinzendorf fît un discours où il assura l'assemblée des sincères intentions de son maître pour une paix bonne et sûre, une paix dans laquelle chacun pût trouver une raisonnable satisfaction et qui assurât le repos de la Chrétienté.

Explication spécifique des offres de la France. — Quoique j'aie donné l'abrégé des préliminaires en ce qui concerne le démêlé des deux Couronnes avec l'Angleterre*, [j'ai cru devoir encore les répéter pour donner une plus grande liaison au narré de paix dont il s'agit ici.]

[Le Roi s'obligeoit, comme dans les sept articles préliminaires, de reconnoître, en signant la paix, la reine de la Grande-Bretagne dans cette qualité et la succession à cette couronne selon l'établissement présent, de la manière qu'il plairoit à Sa Majesté Britannique; de faire démolir toutes les fortifications de Dunkerque immédiatement après la paix, moyennant un équivalent à sa satisfaction. Il accord oit de plus de céder à la Grande-Bretagne l'île de Saint-Christophe^, la baie et le détroit d'Hudson, de restituer l'Acadie avec le Port et le Fort-RoyaP et céder l'île de Terre-Neuve, en

1. Ci-dessus, p, 17-19. Ces préliminaires, en sept articles, se trouvent dans le Corps diplomatique de Du Mont, p. 281.

2. Celle que nous venons de voir ravager par Cassard (ci-dessus, p. 42) et sur laquelle la France avait des prétentions.

3. Le Port-Royal était la capitale de l'Acadie; le Fort-Royal se trouvait dans le voisinage.

se réservant le fort de Plaisance* et le droit de pêcher et de sécher la morue comme avant la guerre; que l'on conviendroit de faire avant ou après la paix, au choix de l'Angleterre, un traité dont on rendroit les conditions égales entre les deux nations le plus qu'il seroit possible;]

[Qu'en signant la paix, le Roi consentiroit que les Pays-Bas espagnols cédés à l'électeur de Bavière par le roi d'Espagne servissent de barrière aux Provinces- Unies, et, pour l'augmenter, il vouloit joindre Furnes et le Furnembach^, la Kenoque^, Ypres et sa châtellenie, Menin avec sa Verge ^; en échange de quoi Sa Majesté demandoit, pour sa barrière. Aire, Saint- Venant, Béthune, Douay^, et leurs dépendances;

Que si les États-Généraux vouloient tenir garnison dans les places fortes de la barrière spécifiée, ils pourroient y mettre leurs troupes en si grand nombre qu'il leur plairoit et les faire entretenir aux dépens du pays. Pour équivalent de Dunkerque, il demandoit les villes et citadelles de Lille et de Tournay, avec leurs chàtellenies et dépendances.] Outre cette barrière, la France proposoit aux Provinces-Unies de remettre

1. Sur la côte méridionale de Terre-Neuve, avec un petit port et une belle rade, qui nous étaient très utiles pour la pêche de la morue.

2. En flamand, Veurne-Ambacli, c'est-à-dire le pays situé autour de Furnes; il y a dans le manuscrit Fumer- Ambach.

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