XXXVII. Le traité sera ratifié dans un mois
Année 1714. — En conséquence de l'article trentequatre ci-dessus, la ville de Baden en Suisse fut choisie et acceptée pour le traité en forme et solennel de la paix générale entre l'Empereur, l'Empire et la France, conformément aux articles préliminaires que je viens de rapporter.
Le traité préliminaire de Rastadt se confirme à Baden entre la Fratice et l'Empire. — Le prince Eugène fut nommé par l'Empereur pour s'y rendre avec le comte
la duchesse d'Elbeufcomrae héritière de sa fille la duchesse de Mantoue, de la princesse des Ursins pour une souveraineté indépendante et du duc de Saint-Pierre pour la principauté de Sabionette. L'Empereur, de son côté, avait à faire valoir certaines réclamations du duc de Lorraine, du duc de Modène et des maisons de Ligne et d'Arenberg.
de Goes* et le baron de Seilern^, et le maréchal de Villars avec le comte du Luc^ et Saint-Gontest* pour la France. Tous ces ministres, s'étant rendus dans le lieu du Gongrès, expédièrent bientôt toutes les affaires au contentement mutuel de leurs maîtres, et je ne vois pas que dans ce traité de paix il y ait rien eu de changé pour l'exécution aux préliminaires que j'ai rapportés^. Il y eut une chose que le Roi auroit fort souhaitée, et à quoi il ne put réussir, c'étoit de finir entièrement la querelle entre l'Empereur et le roi d'Espagne, qui craignoit toujours que quelque changement imprévu ne rallumât une guerre pareille à la précédente. Mais le Roi, n'ayant pu porter l'Empereur à renoncer définitivement à la couronne d'Es-
1. Pierre, comte de Goes, était conseiller aulique et gouverneur de la Carinthie.
2. Jean-Frédéric, baron puis comte de Seilern, aussi conseiller aulique et délégué impérial à la diète de Ratisbonne, avait déjà pris part aux négociations de Ryswyk(tomeII, p. 342).