‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 3)Chapitre 48 sur 96 · Henri de ïhiard, cardinal de Bissy · texte numérisé non relu

Henri de ïhiard, cardinal de Bissy

le sens bon ou mauvais de la bulle, mais qui, sachant que le Roi en avoit commandé l'acceptation, se joignirent d'abord au plus grand nombre; le cardinal de Rohan, évêque de Strasbourg, étoit à la tête de ceux-là, et fut bientôt le chef de tous.]

[Cependant, pour lever les scrupules de ceux qui ne croyoient pas que la bulle pût être acceptée purement et simplement, les prélats convinrent d'y donner des explications, en forme de lettres pastorales, qui dévoient accompagner la bulle, en fixer le véritable sens et de les envoyer aux évêques absents, qui, de leur côté, publièrent chacun dans leurs diocèses leurs lettres pastorales, dans lesquelles on remarqua peu d'unanimité. Le 5 janvier 1714, le Roi donna ses lettres patentes pour faire observer la constitution Unigenitus, lesquelles furent enregistrées le lendemain au Parlement avec des modifications.]

[Les explications des évêques et l'acceptation qui y étoit relative contentèrent peu de personnes; il s'éleva un cri général contre la Constitution ; ni la Sorbonne, ni les parlements ne l'approuvèrent; celle-là y trouvoit des propositions très catholiques condamnées, et ceux-ci y trouvoient des pièges tendus pour abolir les libertés de l'Église gallicane, dont ils se disent les conservateurs. Le cardinal de Noailles, l'archevêque de Tours*, les évêques de Verdun^ et de Chàlons-sur- Marne^, de Senez^, de Boulogne^, de Saint-Malo ^ et de

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