‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 4)Chapitre 115 sur 210 · Saint-Denis-sur-Méhaigne · texte numérisé non relu

Saint-Denis-sur-Méhaigne

4. Il y a une courte description du château de Namur dans le Grand dictionnaire géograpliique de Bruzen de la Marlinière.

Le reste de cet angle est occupé par une petite partie de la ville et communique au reste d'icelle par un beau pont de pierre sur la Sambrc. Le rocher est fort vif, et escarpé le long de la Meuse, qui sert de fossé à un des flancs du château, et aussi du côté de la ville où est placé l'ancien château, qui est fort petit et d'une forme presque triangulaire; mais il est fort prolongé du côté de la campagne par deux grandes enveloppes bastionnées et revêtues, qui s'étendent de droite et de gauche à mesure que le terrain s'élargit*. Le flanc du château (jui regarde la Sambre s'éloigne de ladite rivière à mesure qu'il laisse la ville derrière, et devient moins escarpé. Les ennemis, pour le mieux défendre, avoient nouvellement bâti dans le dehors du château, et sur une hauteur à la tête d'icelui, un ouvrage assez grand, bastionné et revêtu, qu'ils appeloient le fort d'Orange', lequel voyoit le revers de ce flanc et étoit séparé du château par un espace de terrain et un grand ravin, qui régnoit tout le long de la tête et lui servoit d'une espèce d'avant-fossé. Au delà de ce fort, en avançant sur la campagne, il y avoit un autre grand ravin, à l'extrémité duquel on trouvoit une grande redoute de terre bien fraisée et palissadée, avec un bon chemin couvert, qu'on appeloit la Gassotte. Les ennemis avoient encore quelques postes sur cette tête, dans des maisons qu'ils avoient fortifiées, dont il les falloit chasser afin de conduire les tranchées au château,

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