‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 4)Chapitre 120 sur 210 · Dépendance de la commune du Grand-Manil · texte numérisé non relu

Dépendance de la commune du Grand-Manil

vers l'abbaye d'Hautmont* et faire une tentative par l'entre Sambre et Meuse pour secourir Namur, s'il pouvoit une fois gagner le bois de Marlagne. Quoiqu'on ne jugeât pas ce dessein fort sérieux, à cause de la difficulté de l'exécution, M. de Luxembourg ne laissa pas de s'approcher de la Sambre, sur laquelle il fit jeter plusieurs ponts, et fit camper sur le bord un gros corps d'infanterie, afin qu'il fût plus à portée de la passer et de se poster dans les bois de Marlagne, en attendant que le reste de l'armée y pût être, en cas que l'ennemi tournât tète de ce côté. Pour lui en ôter entièrement la pensée, M. de Boufflers, qui étoit resté jusque là campé en son premier camp devant Namur, en pailit avec un corps de cavalerie et de dragons, et, après avoir passé la Meuse, s'en vint camper au village d'Auvelois^ à vue de la Sambre, et M^' le duc de Chartres, qui commandoit le corps de réserve de l'armée de M. de Luxembourg, en partit pour passer la Sambre et venir camper à Fosse ^. De cette manière, il fut du tout impossible aux ennemis de passer la Sambre et de secourir Namur, dont le reste du siège se fit plus à l'aise; car M. de Luxembourg étoit plus à portée d'y envoyer de l'infanterie fraîche, en cas qu'il en fût besoin.]

[Le Roi, ayant vu que toutes les tranchées et les travaux étoient assez avancés, fit attaquer, le soir du 22, le chemin couvert du fort d'Orange par quatorze compagnies de grenadiers et huit cents fusiliers

1. Abbaye bénédictine sur la Sambre, à peu de dislance en aval de Maubeuge.

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