Voyez la même relation, p. 140, note
doit à l'entrée, tellement que toute la droite et le centre se trouvèrent joints à même hauteur dans le terrain qu'on avoit fait perdre aux ennemis]. Mais il y avoit encore bien à faire sur la gauche, entre le château de Warelles et le bois de Strihoux. Les ennemis, ayant rallié leurs bataillons qui avoient combattu à la droite et au centre, firent de grands efforts de ce côté sur les brigades de Champagne, du Roi et du Dauphin, conduites par MM. le duc d'Elbeuf* et du Montai, avec toute la valeur possible. Le prince d'Orange menoit lui-même les bataillons à la charge, et le combat devenoit inégal, lorsque M. de Boufflers arriva avec ses quatre régiments de dragons et sa cavalerie, son infanterie et son artillerie suivant du plus près qu'il étoit possible. Il fit aussitôt mettre pied à terre à ses dra<^ons^ qui prirent la gauche de l'infanterie, contre le bois de Strihoux; et, chai^geant avec leur courage ordinaire, ils obligèrent l'ennemi à reculer et gagnèrent sur lui quelques haies qu'il avoit occupées. M. de Luxembourg, [qui s'étoit aussi porté de ce côté, ayant jugé qu'il falloit faire en cet endroit les derniers efforts et qu'il se faisoit trop tard pour que les ennemis en fissent aucun sur Enghien et sur la gauche de l'armée, en fit sortir la brigade de Lyonnois et] manda les trois brigades d'infanterie de la gauche, et leur fit occuper les haies derrière le poste des dragons de M. de Bouf-
1. Henri de Lorraine, né en 1661, maréchal de camp depuis le mois d'a\Til 1691, venait de succéder à son père, mort le 4 mai 1692, comme duc d'Elbeuf et gouverneur de Picardie.