‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 4)Chapitre 129 sur 210 · Tome I, p · texte numérisé non relu

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3. C'étaient les régiments de Fimarcon et d'Asfeld, d'après la relation de M. de Luxembourg.

flers. Elles furent soutenues par deux brigades de cavalerie. Celle de M. de Boufflers passa toute entière à la droite, et l'aile gauche, que M. le duc du Maine conduisoit, eut ordre de marcher en avant, afin de venir achever le même front de bandière; mais, comme elle avoit devant elle un terrain très fâcheux pour la cavalerie, je ne sais si elle put exécuter son ordre ' .

L'armée étant ainsi disposée, le combat se ralentit et ne dura plus qu'en escarmouches et en canonnades. Là-dessus arrivèrent l'infanterie et l'artillerie de M. de Boufflers, [qui étoient parties de son camp de Masnuy2 sur le midi], et le prince d'Orange, le voyant arriver, commença à faire sa retraite vers le camp d'où il étoit parti, et par le même chemin qu'il avoit tenu à travers les bois. Toute cette armée se retira en bon ordre, faisant face de temps en temps dans les occasions nécessaires, et ne fut point inquiétée dans sa retraite. La nuit survenant, M. de Luxembourg se contenta de faire marcher son armée en bataille dans le terrain que celle des ennemis venoit de quitter et qu'elle avoit occupée pendant la journée. Le nombre des morts et des blessés fut à peu près égal, et monta de pai^t et d'autre à environ douze mille hommes^. Les ennemis y perdirent deux lieute-

1. « M. du Maine m'envoya dire par Watteville que c'étoit un pays tellement fourré qu'on n'y pouvoit mettre un escadron en bataille; qu'il s'avançoit pourtant aussi vite qu'il lui étoit possible, bien fâché de n'avoir rien de meilleur à faire » (relation de Luxembourg).

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