‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 4)Chapitre 179 sur 210 · Il mourut à Paris le 4 janvier · texte numérisé non relu

Il mourut à Paris le 4 janvier

2. « A soixante-sept ans, il s'en croyoit vingt-cinq, et vivoit comme un homme qui n'en a pas davantage », dit Saint-Simon [Mémoires, t. II, p. 229), qui attribue sa mort à une « péripulmonie ». La Gazette d'Amsterdam (p. 19) écrivait de son côté : « On parle diversement de la cause de sa maladie, et quelques-uns n'en veulent pas juger si favorablement que les autres, à cause qu'elle vint à la suite de quelques repas et divertissements qu'il avoit pris avec d'autres seigneurs. »

pour attaquer le fort de la Kenoque, situé à une lieue d'Ypres sur le bord du canal*.

Pendant ce temps-là, M. de Bavière assembloit une autre armée de trente mille hommes aux environs de Bruxelles. Le comte d'Athlone^ général de la cavalerie des États, étoit avec six à sept mille chevaux aux environs de Louvain, et les troupes de Brandebourg, Cologne, Munster et Liège s'assembloient sur la Meuse, près de Vizé, entre Liège et Maëstricht, pour former un corps d'environ vingt-cinq mille hommes.

Le maréchal de Boufflers, qui commanda la seconde armée de Flandres, eut ordre d'observer M. de Bavière et de veiller aux places de la Meuse. Il envoya quinze bataillons camper dans le nouveau retranchement qu'on avoit fait à la tète du château de Namur, afin d'assurer cette place, et, avec soixante escadrons qui lui restèrent, il observa de loin les mouvements du duc de Bavière, qui vint bientôt passer l'Escaut à Gavere et s'approcha des Hgnes de Clare.

M. de Boufflers s'y rendit avec ses soixante escadrons et son artillerie. Il y trouva cinq bataillons et quelques autres escadrons de dragons, qui y étoient pour la garde ordinaire des lignes. M. de Yilleroy lui envoya six bataillons de renfort et quelques pièces d'artillerie, et, avec ces troupes, il se mit en posture de soutenir l'attaque de l'Électeur. Ces lignes, ainsi que

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