‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 4)Chapitre 182 sur 210 · C'était le général Ilellenberg, danois de naissance · texte numérisé non relu

C'était le général Ilellenberg, danois de naissance

entre Courtray et Deynze. Il détacha M. de Feuquière, lieutenant j^énéral, avec quelques troupes, pour assiéger cette dernière ville. Il y avoit dedans douze ou quinze cents hommes, sous un brigadier anglois, qui ne fit pas mieux que celui de Dixmude ; car il se rendit de prime abord prisonnier de guerre avec sa garnison * . Il est vrai que ce poste ne valoit pas celui de Dixmude, à beaucoup près. En cette considération, le prince d'Orange [ne le fit pas mourir ; mais il] le fit dégrader des armes, [ce qui est aussi grave pour un homme d'honneur] .

[Ces expéditions achevées, M. de Villeroy songea à exécuter l'autre partie de ses ordres;] mais, avant de lever son camp, il eut avis que le maréchal de Boufflers avoit été contraint de rendre la \'ille de Namur au prince d'Orange, et qu'il s'étoit retiré dans le château avec toutes ses troupes, [et dans un petit angle de la ville, au pied du château, fermé d'un côté par la rivière de Meuse et de l'autre par celle de Sambre, qui se décharge en cet endroit dans cette grande ri\ière]. Il y a quelque apparence que cet événement, auquel on ne s'attendoit pas encore si tôt, rompit quelques mesures. Ce qu'il y a de certain, c'est que le maréchal de Villeroy mena son armée contre Bruxelles, qu'il fit seulement bombarder-; car le prince de Vaudémont,

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