‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 4)Chapitre 4 sur 210 · C'était son bien patrimonial, la branche de Deux-Ponts de · texte numérisé non relu

C'était son bien patrimonial, la branche de Deux-Ponts de

principauté d'Oraiige , et de quelques autres petits États ; et il fit demander Strasbourg à l'Empereur, [et Luxembourg,] où il y avoit une bonne garnison, au roi d Espagne. ,,

On peut facilement juger combien cette nouvelle manière de s'agrandir et de faire des conquêtes en pleine paix étonna les princes de l'Europe. L'Empereur refusa Strasbourg, et les Espagnols, [avec leur fierté à contretemps,] protestèrent qu'ils amio.ent mieux tout perdre que de céder Luxembourg. Ils prétendoient par là donner occasion à renouveler la guerre ; mais les HoUandois, quoique fort alarmés, n'étoient pas de cet avis, et encore moins le roi d'Angleterre, [sans lequel la partie ne se pouvoit bien lier]. Ainsi ils eurent beau lui représenter que toutes ces entreprises étoient autant d'infractions au traité de paix dont il avoit été médiateur et s'étoit rendu garant; toutes leurs cabales n'aboutirent qu'à exciter des murmures dans le Parlement contre ces nouveautés. Pour en prévemr les suites et gagner du temps, le roi d'Angleterre cassa de suite deux de ses Parlements S remettant à en assembler un autre dont les esprits fussent plus portés à se conformer à ses intentions.

Cependant Sa Majesté, qui vouloit profiter du temps, étendoit toujours ses vues. Il fit négocier secrètement près du duc de Mantoue l'acquisition de la citadelle et du château de Casais MM. de Catinat et d'As-

la maison palatine de Bavière étant montée sur le trône de Suède en 1654 avec Charles-Gustave X, en faveur de qui la reine Christine avait abdiqué.

1. Juillet, puis octobre 1670 (Lingard, Histoire d Angleterre, t Xin p. 204-205 et 211-213).

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