Gazette, p
qu'il avoit commandée, sans en avoir rien communiqué à lui, prince, [qui étoil premier pair du royaume^]. Il envoya à Londres son régiment des gardes, [avec un autre], qui prirent poste au palais de Whitehall, où étoit le roi, et en firent retirer quelques gardes qui y étoient encore. Ils occupèrent aussi le palais de Saint- James, où le prince devoit loger. Ensuite, le comte de Solms^, qui les avoit conduits, demanda une audience au roi, auquel il représenta, de la part du prince, le déplaisir qu'il avoit de tout ce qui s'étoit passé et l'embarras où il se trouvoit; que, d'un côté, il le regardoit comme un roi dont il avoit l'honneur d'être gendre et qu'il étoit obligé de conserver, mais que, de l'autre, il voyoit toute l'Angleterre animée contre lui à cause des mesures secrètes qu'il avoit prises avec la France pour renverser les lois du royaume et abolir la religion protestante [en Angleterre et en Hollande, ce qu'il ne pouvoit s'empêcher de manifester en original, afin de se justifier] . Après cela, il toucha quelques paroles des cabales et des intrigues prétendues qui s'étoient faites au sujet de la naissance du prince de Galles, ajoutant qu'il ne voyoit pas comment on pourroit le^ soustraire à l'animosité d'un peuple et d'un Parlement irrités, quoiqu'il fût dans la résolution d'employer les derniers efforts pour l'en garantir, mais que, pour lui en donner le moyen, il lui conseilloit de se retirer à
1. C'était sur l'ordre du roi Jacques que M. de Feversham avait licencié l'armée [Gazelle, p. 21).
2. Louis-Henri, comte de Solms, né en 1667, avait reçu un commandement dans les troupes du prince d'Orange; il fut le fondateur de la branche de Geilndorf.