‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 4)Chapitre 47 sur 210 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p

déclarant qu'il prenoit les catholiques d'Angleterre sous sa protection.]

Cette affiiire étant expédiée, il fut question d assembler un Parlement qui fût légitime, et cela n'étoit pas sans difficultés ; car, selon les lois, il n'y a que les rois qui le puissent convoquer, et c'est en leur nom que les lettres circulaires s'expédient. Le prince d'Orange crut y suppléer en faisant convoquer ce Parlement sous le nom de Convention ^ ; [mais, comme ce n'est qu'un jeu de mots, et que le principe en est vicieux, il y a bien de l'apparence qu'il servira de prétexte, au premier retour, pour casser et annuller tout ce qui a été fait en conséquence 2].

Tous les députés nommés pour la Convention, et les Seigneurs^, s' étant rendus au jour marqué* dans la -rande salle de Westminster, lieu ordinaire de l'assemblée du Parlement, le prince d'Orange y assista comme les rois ont coutume de faire, et représenta, dans le discours qu'il leur adressa, le grand zèle qu'il avoit toujours eu pour le bien de l'État, dont la preuve se tiroit de son industrie, de la grande dépense et des peines qu'il s'étoit données pour les tirer de l'oppression et de ce qu'il appeloit le papisme^ Il ajouta qu ils

1 Ce fut sur l'avis des principaux jurisconsultes que les réunions séparées des Lords et des Communes adoptèrent ce subterfuge [Gazette, p. 33). On peut rapprocher ce nom de Convention du Covenant des Écossais.

2 Notre auteur, écrivant vers 1699 ou 1700, n a pas encore perdu l'espoir de voir Jacques II remonter sur son trône.

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