‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 4)Chapitre 49 sur 210 · Gazette, p · texte numérisé non relu

Gazette, p

2. Ce titre, souvenir de la guerre de Cent ans, a persisté dans le protocole de la chancellerie anglaise jusque dans le courant du xix* siècle.

la déclaration qu'il avoit faite par son manifeste de ne vouloir point envahir la couronne d'Angleterre et l'accepta ; [mais je doute que ce trait puisse être bien loué par la postérité, malgré toutes les raisons politiques et les subterfuges qui ont été allégués, et le pourront être ci-après, pour couvrir la détronisation d'un roi par son gendre et sa fille, qui se seroient acquis une gloire immortelle s'ils s'étoient contentés de remettre les anciennes lois et les privilèges et libertés des Anglois en toute leur rigueur, et de retenir la régence de l'État, le roi l'ayant abandonné].

Le prince d'Orange, étant ainsi élevé sur le trône, en donna avis à la princesse sa femme, qui étoit demeurée en Hollande, et lui manda de se rendre incessamment en Angleterre^. A son arrivée, ils furent couronnés tous deux à Londres avec les solennités ordinaires et de grandes démonstrations de joie de la part des Seigneurs et du peuple'.

Cette cérémonie fut suivie de la déclaration de guerre que l'Angleterre fit à la France, conjointement avec l'Empereur, toute l'Allemagne, l'Espagne et la Hollande. Les rois de Suède et de Danemark ne se déclarèrent pas ouvertement; mais ils envoyèrent douze mille hommes de leurs troupes à la solde des confé-

dérés.

Cependant, presque toute l'Irlande, où il y avoit beaucoup de catholiques, tenoit encore pour le roi Jacques par le moyen du comte de TyrconneP, un

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