‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 4)Chapitre 6 sur 210 · Tome I, p · texte numérisé non relu

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3. On peut voir dans VHistoire de Loui'ois, t. III, p. 53-140, le récit de l'occupation de Casai et des événements qui amenèrent cette occupation.

1680-1fi8t| MEMOIRES DE SAINT-HTLAmE. H

état d'en venir à la voie de lait. Ainsi, les ministres qu'ils tenoient auprès du roi d'Angleterre le sollicitèrent en vain de convoquer un Parlement [afin de prendre, disoient-ils, une bonne résolution dans une conjoncture où la France marchoit à grands pas à la monarchie universelle]. Tout ce qu'ils obtinrent fut que Sa Majesté tint un peu bride en main sur l'affan^e de Luxembourg, et offrit de s'en rapporter à l'arbitrage du roi d'Angleterre; mais les parties, qui ne s'y fioient pas, n'eurent garde de l'accepter. Le Roi ne laissa pas de tenir Luxembourg bloqué pendant quelque temps. A la fin, soit qu'il eût des vues plus étendues, comme on l'a cru, et qu'en conséquence il cherchât à acquérir la bienveillance de la nation allemande, soit qu'il agît par pure générosité, sur les avis qu'il reçut de Constantinople il envoya ordre à M. de Barrillon, son ambassadeur en Angleterre, de demander une audience publique et d'y déclarer que le Roi son maître, sur les nouvelles très certaines des préparatifs de guerre extraordinaires qui se faisoient dans l'empire ottoman à dessein de soutenir les rebelles de Hongrie et de faire la o^uerre à l'Empereur, avoit aussitôt ordonné à ses troupes de se retirer et de lever le blocus de Luxembourg, afin que la chrétienté fût mieux défendue, et que l'Empereur, avec toutes ses forces, pût soumettre les rebelles et chasser les Infidèles de ce royaume, espérant toutefois que Sa Majesté Britannique, si zélée pour la tranquillité de l'Europe et ce qui étoit de justice, s'emploieroit incessamment auprès du roi Catholique, pour lui faire avoir au plus tôt satisfaction de ses justes prétentions sur la ville de Luxembourg'. Les ministres

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