‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 4)Chapitre 64 sur 210 · Sergent de bataille dans les troupes hollandaises · texte numérisé non relu

Sergent de bataille dans les troupes hollandaises

5. Pierre-Claude Berbier du Metz, qui avait toujours servi dans l'artillerie, avait été nommé lieutenant général dans la promotion de 1688.

6. Saint-Hilaire demanda la place de M. du Metz; on trouvera à l'Appendice des lettres qu'il écrivit en cette occasion au ministre.

M. de Villarceauxi, les deux frères Soyecourt^, le comte de Sceaux, colonel du régiment de Champagne et fils de M. Colbert^ Bartillat, mestre de camp de cavaleries et plusieurs autres furent tués, ainsi qu'un assez grand nombre de lieutenants-colonels, de capitaines et d'officiers subalternes, avec MM. de Jussac et Janvry^ gentilshommes de M. le duc du Maine, qui se signala fort en cette journée, quoique fort jeune*^.

1. Charles de Mornay, marquis de Villarceaux, était capitaine des chevau-légers du Dauphin depuis 1677.

2. Jean-Maximilien de Belleforière, marquis de Soyecourt, colonel du régiment de Vermandois depuis mars 1689, et son frère Adolphe, chevalier de Soyecourt, qui avait été nommé capitaine des gendarmes du Dauphin au mois de mai de la présente année, étaient les derniers de la maison de Belleforière.

3. Charles Colbert, dit le comte de Sceaux, avait remplace son frère le bailli (ci-dessus, p. 117) à la tête du régiment de Champagne.

4. Nicolas Jehannot de Bartillat avait succédé à son père comme colonel d'un régiment de cavalerie de son nom; il était neveu du garde du Trésor royal.

5. Claude, comte de Jussac, avait été écuyer de la duchesse d'Orléans, puis gouverneur des deux Vendôme, avant de remplir la même fonction auprès du duc du Maine ; il était devenu premier gentilhomme de sa chambre. — M. de Janvry appartenait à une famille de Picardie et avait été capitaine de chevaulégers avant d'être attaché au duc du Maine.

6. M. de Luxembourg fit son éloge dans sa lettre du 3 juillet (vol. Guerre 942, n° 82). D'ailleurs, il lui procurait les occasions de se distinguer, tout en prenant des précautions excessives pour sa sûreté. Voici ce qu'il écrivait au ministre, le 11 juillet : « Je fais ce soir un grand plaisir à M. du Maine. J'espère qu'il prendra demain les fourrageurs de Charleroy, s'ils sortent. Ils sont en assez bon nombre, à cause de la grande quantité d'équipages. 11 aura tout ce qu'il faut pour n'être point exposé, et j'ai fait mes conditions avec lui de ce qu'il feroit, jusqu'où il iroit.

[MM. de Ximenez^ et de Vivans', maréchaux de camp, furent dangereusement blessés, et quantité d'autres des rangs en dessous.]

On s'attendoit que le fruit de cette victoire seroit au moins la prise de Charleroy, dont la garnison étoit médiocre, et qu'on tenoit déjà comme investie, l'armée étant venue camper à Farciennes^; mais on fut fort étonné qu'on n'entreprît inen et qu'on renvoyât à M. de Boufflers presque toutes ses troupes et son artillerie*. On attribua ce contretemps à la jalousie que M. de Louvois prit de M. de Luxembourg, avec lequel il étoit fort brouillé, et que le Roi avoit placé à la tête de l'armée de son pur mouvement. [Voilà comme les démêlés et la jalousie des grands préjudicient souvent aux afîaires générales et l'emportent sur ce qu'ils doivent au maître et au bien public]

Pendant que l'armée françoise se rafraîchissoit dans son camp de Farciennes, et tiroit des contributions

où il débanderoit des gens sur les fourrageurs, et, en un mot, qu'il s'en tiendroit à ce que j'ai ordonné à Vandeuil, ne voulant pas qu'il soit exposé à un méchant coup de canon » (vol. 942, n" 99).

1. Joseph, comte deXimenez, ancien colonel de Royal-Roussillon, avait été nommé maréchal de camp en 1688; il devint lieutenant général en 1693 et mourut en 1700. Le maréchal écrivit au ministre : « Le pauvre Ximenez a été blessé faisant bien son devoir; c'est un très bon officier. »

2. Henri de Vivans de Noaillac avait été fait maréchal de camp en même temps que M. de Ximenez; il mourut peu après de ses blessures.

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