Gau-Algesheirn, entre Mayence et Bingen
2. Ce petit poste fut emporté le 2 juillet par le célèbre partisan Mélac.
de la peine à relever ses postes, et auroit été coupé dans sa retraite, s'il n'eût usé de grande diligence et si le maréchal de Lorge ne fût venu au-devant de lui avec toute l'armée*.
Cet événement obligea le maréchal à revenir à Spire et à passer la petite rivière qu'on appelle le Spirebach, [laquelle il mit devant lui]. Ayant ensuite avisé des moyens de faire repasser le Rhin aux Impériaux, il n'en trouva pas de meilleur que d'aller luimême le passer à Philipsbourg^, après avoir pourvu à la sûreté de Landau. Il s'avança vers le Wurtemberg, fit attaquer la petite ville de Pforzheim, située à l'entrée de la vallée, et dont les murailles n'étoient pas terrassées, mais flanquées de distance en distance par d'assez bonnes tours. Le fossé étoit sec, large, profond et revêtu, et il y avoit dans cette place cinq cents hommes de troupes réglées et plusieurs paysans armés qui s'y étoient réfugiés. Quoiqu'ils pussent tenir trois ou quatre jours sans rien risquer, ils ne laissèrent pas de se rendre à la première sommation ^ Le mai^échal de Lorge eut par ce moyen l'entrée libre du pays de Wurtemberg, et y envoya de gros partis, qui en firent venir de grosses contributions. Cette manœuvre fit repasser le Rhin aux Impériaux, pour courir à la défense de leur pays, ainsi que le maréchal de Lorge l'avoit prévu.
1. Voyez le récit de V Histoire militaire, p. 400-401; c'est le 13 juillet que l'électeur de Saxe et M. de Caprara passèrent le Rhin et forcèrent M. d'Huxelles à reculer.