Le 3 août
3. C'est le duc de Villeroy, qui, envoyé dans le pays de Bade-Dourlach, avec trois mille hommes et six pièces de
Les ennemis, ayant repassé le Rhin, vinrent camper à Bretten. Le maréchal s'approcha d'eux au débouché d'un grand bois qui séparoit les deux armées, et les tint là quelques jours; et, ayant consommé les fourrages de ces quartiers-là, il revint dans le marquisat de Bade-Dourlacli. Il fit sauter les tours de Pforzheim, après avoir retiré la garnison. Il alla ensuite camper à la hauteur de la petite ville de Gernsbach, qui fut abandonnée par trois cents Impériaux qui y étoient * ; et, peu de temps après, il vint camper près du Fort- Louis-du-Rhin.
Les Impériaux envoyèrent dans ce même temps un détachement de leur armée dans la vallée de la Kinzig^, afin d'incommoder les François dans leurs fourrages et d'y tenir poste. Cette armée fut encore renforcée par deux mille Suédois et quelques régiments des Cercles, et elle vint tout entière dans la vallée de la Kinzig. Le maréchal de Lorge se posta vers Offenbourg. Bientôt après, la dysenterie se mit dans l'armée impériale ; l'électeur de Saxe en fut attaqué et en mourut à Tubinge^, où il se fit porter, et le général Caprara en fut fort malade. Les troupes saxonnes et suédoises quittèrent l'armée vers le 1 5 septembre et prirent la route de Franconie, pour aller dans leurs quartiers d'hiver, [et il ne se passa
canon, pour faire rentrer des contributions, attaqua Pforzheim et s'en empara le 11 août [Histoire militaire, p. 403-404).
1. Gernsbach fut prise sans coup férir, le 27 août, par le prince de Conti et M. de la Frezelière; la garnison s'était retirée avant l'arrivée des Français.
2. Sous le commandement du margrave de Bade-Douriach, qui s'y établit le 19 août et y resta jusqu'à la mi-septembre.