Tolède fut occupée dès le commencement d'octobre
informé. Le marquis deBay se tint dans l'Estrémadure avec un petit corps de troupes et des milices pour les amener au roi d'Espagne ou les y retenir selon les événements.
Le roi d'Espagne, ayant reformé une armée assez considérable sous le duc de Vendôme, se mit en marche sur l'ennemi et s'avança par Tordesillas^ à Salamanque sur la Tormès^, et vint camper entre Gasa-Texada et Talavera-de-la-Reyna^. Alors les généraux des Alliés connurent, mais trop tard, qu'ils avoienteu grand tort de n'avoir pas déféré à l'avis du général Stahrenberg, [après la bataille de Saragosse, qui étoit, comme je l'ai déjà dit, de les mener par la Gastille sur la frontière de Navarre, poussant toujours devant eux le roi d'Espagne, et l'obligeant de se retirer en France, ou lui empêchant tout au moins les secours qui lui en pouvoient venir. Leur armée, de supérieure qu'elle étoit, devint inférieure;] la subsistance leur manquoit et les paysans espagnols, loin de les favoriser, leur tuoient tous ceux qui s'écartoient. Ils se résolurent donc d'abandonner Madrid et de se retirer en Catalogne, à travers l' Aragon, en se divisant en plusieurs corps pour plus de facilité, de manière toutefois qu'ils se pussent rejoindre selon l'occasion. L'Archiduc prit les devants et se rendit heureusement à Barcelone.
M. de Vendôme force les Anglais à Brihuega. — L'armée du Roi se trouvant campée le 8 décembre à