‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 5)Chapitre 137 sur 175 · Il veut dire aux bâtiments de guerre convoyeurs · texte numérisé non relu

Il veut dire aux bâtiments de guerre convoyeurs

Quatre capitaines hollandois ont rançonné ' leurs bâtiments légers, dix mille livres chacun; tout le reste a été brûlé sur la côte... Voilà dix-sept bâtiments hollandois, quinze anglois, un de contrebande, un hambourgeois, qui font trente-quatre; cela joint feroit une grosse flotte. Si vous y vouliez joindre les vingt-deux pris dans la Manche, cela feroit cinquante-six. Quelle perte pour les ennemis! Quel dérangement dans leur commerce ! Je suis persuadé qu'en Angleterre et en Hollande la populace est capable de se soulever : une pareille perte est générale...

J'espère que vous serez content de ma course. Si la Dauphine et le Fidèle et les quatre corvettes eussent été avec moi, nous aurions doublé la dose. Je suis insatiable, comme vous voyez, et cela par zèle et bonne volonté; car il n'est pas possible de tout prendre. Si l'on détruisoit tout, il n'y auroit plus d'ennemis.

J'ai pris le parti de mener mon petit trésor à Brest par la route du nord d'Irlande pour plus de sûreté. Je compte que les ennemis m'attendront avec de fortes escadres sur tous les passages de Dunkerque pour me détrousser; mais les Provençaux ont bonne main; ils ne lâchent pas prise aisément, et de plus nous sommes vieuxcarénés; il v auroit à craindre, outre la perte de nos prises, que l'escadre ne fût exposée à quelque combat inégal, ce que j'ai voulu éviter.

J'ai mis à la voile de la rade de Vardùyn le 20® du mois d'août. J'ai eu un vent favorable jusques à la vue des îles Feroë; un coup de vent de S. S. O. m'a obligé de mouiller en ces îles le 1®'' septembre. Un bâtiment danois qui est entré avec nous m'a dit avoir parlé à treize navires hollandois sur le Rif, et qu'ils lui ont demandé des nouvelles de l'escadre.

Le 3®, je mis à la voile. Le 11®, par le travers de

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