La lettre du 27 manque
Saint-Hilaire au ministre de la Guerre^.
Au camp de Mons-en-Pévèle, le 7 septembre 1708. Monseigneur,
Je ne fais que de recevoir en ce moment la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 29 du mois passé au sujet des magasins de poudre de Bergues dont la maçonnerie est à réparer et dont la caducité des chapes et barils de poudre ne permet pas que l'on les transporte hors du magasin sans un radoub très considérable que nous n'avons pas le moyen de faire.
Un jour ou deux avant que je partisse pour venir du camp contre Gand à Douay, je reçus d'un officier d'artillerie de Bergues sur ce sujet des lettres, lesquelles sont restées à Tournay avec mes autres papiers dans mes bagages, qui y sont demeurés lorsque l'armée y a passé. Ainsi je ne puis précisément me les ramentevoir et je reprends seulement sur cela la copie de la lettre de M. des Costières que vous avez eu la bonté de m'envoyer. Puisque vous me faites l'honneur de me demander mon avis là-dessus, je dirai qu'aux termes de l'exposé de M. des Costières, je ne vois pas qu'il y ait si grand inconvénient de travailler à rétablir les cintres des portes des magasins à poudre de Bergues, moyennant la cloison de planches bien jointes en dedans desdits magasins à la distance de huit toises de la porte. A quoi j'ajouterai que mon avis est, pour plus grande précaution, qu'on ne travaille aux magasins que l'un après l'autre, et qu'il y ait toujours pendant ce temps-là un officier d'artillerie et un de l'état-major de la place alternativement qui assistent à l'ouvrage sans discontinuation, tant que les ouvriers travailleront, afin de veiller