‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 5)Chapitre 154 sur 175 · Vol. Guerre 2084, n · texte numérisé non relu

Vol. Guerre 2084, n

Et, sur les mouvements que l'on croit que les ennemis feront bientôt, il m'a donné ordre de remettre une partie de notre canon dans Tournay, afin de doubler les chevaux sur les voitures, et de tenir seulement quarante pièces prêtes à marcher avec les munitions de guerre nécessaires à l'armée. Encore aurons-nous bien de la peine à- les mener, si le mauvais temps continue; car nos chevaux sont fort dépéris, aussi bien que les autres de l'armée. J'ai l'honneur, etc.

Sainct-Hilaire.

Saint-Hilaire au ministre de la Guerre'^.

ADouay, le 8 mars 1709.

Monseigneur,

Les ouvrages que vous m'avez ordonné de faire faire dans ce pays-ci s'avancent considérablement, et j'espère que tout sera prêt à mouvoir, ou peu s'en faudra, à la fin de ce mois, et même la plus grande partie dès à présent, si les ordres en étoient venus et que nous eussions les chevaux et voitures nécessaires. Il manquera pourtant environ vingt mille outils, de ceux qui se font en Hainaut, qui ne seront, je crois, achevés de fournir à Maubeuge et Avesnes qu'à la fin du mois prochain. Le temps rude qu'il a fait en est la principale cause.

J'ai fait passer à Béthune toutes les munitions que vous m'avez ordonné, et y ai ajouté soixante mille pierres à fusil, parce qu'il n'y en avoit point dans la place.

J'envoie demain chercher h Charleroy et Philippeville, par nos deux cents chevaux d'artillerie, les deux pièces de 24 de campagne de notre équipage et quelques attirails en conséquence, avec dix pontons que nous avions été obligés d'y remettre pendant la campagne de 1705 et celle de 1707 à cause de la mortalité des chevaux, et pour en

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