Vol. Guerre 2150, n
avoir pour doubler sur les voitures, cela afin de rassembler, pendant que nous en avons le temps, les parcelles qui doivent servir à l'équipage de campagne.
Comme je crois que ma présence ne sera plus nécessaire ici h la fin de ce mois, voulez- vous bien avoir la bonté de faire agréer à Sa Majesté que je m'en retourne dans ce temps-là à Paris mettre ordre à mes affaires et à ma santé, qui s'altère considérablement depuis quelque temps.
J'ai l'honneur, etc.
Sainct-Hilaire.
Réponse en apostille : Bon.
Saint-Hilaiî'e au ministre de la Guerre^.
A Douay, le 9 mars 1709.
Monseigneur, Si l'expédition projetée ne peut avoir d'exécution, ainsi que je me l'imagine, nous aurons plus de faculté à pourvoir les places des munitions de guerre qui y sont nécessaires; car, étant dénués au point que nous le sommes, nous ne pouvons quant h présent puiser que sur le fonds que j'assemble pour ladite expédition. Si la pensée en est cessée, il me semble que vous me pourriez permettre dès à présent, attendu le retardement, causé par la rigueur de l'hiver qui continue, des poudres de la fourniture du mois d'avril prochain, d'en tirer quatre cents milliers dès à présent de Charlemont, pour munir les places d'Artois et de Picardie incessamment ; car, si l'ouverture de la campagne prochaine se fait avant qu'elles soient munies, il pourroit bien arriver telle chose qu'on ne pourroit plus le faire qu'avec des peines et des risques infinis. Si ma proposition vous agrée, je vous supplie très humblement de mander à M. Doujat de me faire fournir à jour nommé les