Vol. Guerre 2150, n
chariots el conducteurs que je lui demanderai; car nos officiers d'artillerie, qui ne sont pas payés depuis longtemps, sont si misérables que je n'en puis tirer aucun pour les convois.
Je ne sais si le Roi ne veut pas mettre une augmentation de plomb dans les places d'Artois. S'il juge qu'il y en faille davantage, nous en avons une réserve de cent milliers en saumons à Calais, qu'on y pourroit répartir selon ce qu'il en ordonnera ou vous. J'aurois attention d'envoyer des moules pour le couler dans celles qui n'en ont point, afin de s'en pouvoir servir dans le besoin.
J'ai l'honneur, etc.
Sainct-Hilaire.
Réponse en apostille : Il verra avec M. le maréchal de Villars, qui doit partir demain pour se rendre en Flandres, les dernières résolutions que l'on pourra prendre sur l'entreprise projetée ; que, lorsqu'il aura reçu de lui ses derniers ordres et les dernières instructions, il n'y a rien à faire qu'à répartir les munitions dans les places; il se rendra ici en diligence pour concerter avec moi, suivant les intentions du Roi, la distribution qu'il y aura à faire.
Saint-Hilaire au ministre de la Guerre K
A Douay, ce 16 mai 1709.
Monseigneur, Par une lettre que M. Macaire m'a écrite et que j'ai l'honneur de vous envoyer, vous verrez qu'il m'avoit promis et étoit fort disposé alors de faire bien emballer les six mille fusils pour lesquels vous m'avez adressé votre ordre, que je lui ai fait tenir. Cependant, par des lettres des officiers d'artillerie de Namur et un certificat qui y est joint, que j'ai l'honneur de vous envoyer, il y a fort h