Vol. Guerre 2133, n° 41G
craindre que lesdites armes n'arrivent à Maubeuge que fort endommagées et que le sieur Macaire n'ait point exécuté ses promesses, je ne sais par quel motif, ne me souvenant point de lui avoir jamais parlé ni eu affaires h démêler avec lui que celle-ci. Si vous jugez a propos d'écrire à Namur pour vous faire informer de l'exposé des officiers de l'artillerie, et s'il se trouve qu'ils aient raison, peutêtre trouverez-vous à propos qu'il seroit bien employé pour l'exemple de faire payer audit sieur Macaire ce qu'il en coûtera pour le rétablissement desdites armes. En attendant, j'écris au garde d'artillerie de Maubeuge que, dès qu'elles y seront arrivées, on les nettoie, rétablisse et emballe, pour ensuite les faire passer à Cambray, ainsi que vous l'avez ordonné.
J'ai l'honneur, etc.
Sainct-Hilaire.
P.~S. — En cas que vous ne jugiez pas à propos, Monseigneur, de faire payer le rétablissement desdites armes à M. Macaire, ayez, s'il vous plaît, la bonté d'écrire à M. Doujat de le faire ; car vous savez bien que nous n'avons d'argent pour aucune dépense.
[A cette lettre sont joints : 1° la copie de l'ordre de Saint- Hilaire à M. Macaire, 4 mai; 2" une lettre de M. Macaire, du 7 mai, promettant l'envoi des fusils; 3° un certificat de l'inspecteur des armes à Namur, à propos des défectuosités de l'emballage, 12 mai; 4° une lettre d'un sieur Bouchard, 13 mai, sur le même sujet.]
Réponse en apostille ; Il y a apparence que le sieur Macaire a manqué de fonds pour cette dépense. Il est homme qui sert bien le Roi, il y a longtemps, et avec de bonnes intentions qui ne méritent pas de mortification.
Saint-Hilaire au ministie de la Guerre^.
A Douay, le 21 mai 1709.
Monseigneur,
Ayant exécuté en ce pays-ci les ordres que vous m'avez fait l'honneur de me donner, à peu de chose près, pourquoi je laisse de bons ordres, je m'en retourne pour vous en rendre compte et faire quelques remèdes pour tâcher de rétablir ma santé et ma méchante jambe, selon la permission que j'ai eu l'honneur d'en demander à Sa Majesté et à vous avant de partir pour mon dernier voyage, afin de me mettre en état de revenir en ce pays-ci le plus tôt qu'il me sera possible, si j'y suis jugé nécessaire.
J'ai l'honneur, etc.
Sainct-Hilaire .
Saint-Hilaire au ministre de la Guerre'^.
A Paris, le 5 juillet 1709.
Monseigneur,
L'aridité dans laquelle on est d'argent et les besoins pressants de l'artillerie et des prompts approvisionnements des places commises à mes soins me fait recourir aux expédients, afin d'y pouvoir satisfaire avec diligence, ainsi que le bien du service le requiert et que nos moyens y pourront satisfaire; car, quelque bonne volonté que nous puissions avoir, il est impossible absolument de pouvoir rien faire sans secours dans l'état déplorable où nous sommes. Autrement, je supplie très humblement qu'on en charge un autre que moi ; au hasard de tout ce qui m'en peut arriver, je ne puis partir pour me rendre en Flandres et je demeure ferme et inébranlable là-dessus, étant tout à fait dans l'impossibilité d'exécuter les ordres qui m'ont été donnés sans un très prompt secours.