‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 5)Chapitre 165 sur 175 · Vol. Guerre 2138, n · texte numérisé non relu

Vol. Guerre 2138, n

tère de plus en plus, étant menacé de la pierre et ayant plusieurs autres incommodités. J'ai renoncé à ce congé, lorsque j'ai cru être nécessaire en ce pays-ci. A présent, je vous demande la grâce. Monseigneur, de vouloir bien faire trouver bon à Sa Majesté que je m'en retourne incessamment en France, et profite du reste de la saison pour tâcher d'éviter un plus grand mal, dont je suis menacé.

J'ai l'honneur, etc.

Sainct-Hilaire.

Réponse en apostille : Bon.

Saint-Hilaire au ministre de la Guerre'^.

Au camp près le Quesnoy, le 20 septembre 1709. Monseigneur,

J'ai déjà eu l'honneur de vous demander votre protection pour obtenir de la grâce de Sa Majesté le gouvernement de Gravelines. Du depuis, Mgr le duc du Maine m'a mandé qu'il avoit eu la bonté de le demander au Roi pour moi avec instance et que Sa Majesté, étant contente des derniers services que j'ai rendus, lui avoit dit de vous en écrire pour servir de mémoire, lorsqu'elle distribuera ses grâces, ce qu'il a lait, vous recommandant fort cette affaire.

Permettez-moi donc, Monseigneur, de vous faire mes très humbles prières de vous souvenir de moi en ce rencontre par préférence ; je vous en aurai une obligation infinie. Sur cela, il v a le tour d'ami à donner, et vous savez que j'ai toujours été votre serviteur. Je suis un des plus anciens lieutenants généraux de cette armée, et j'ai eu la douleur d'en voir quantité d'autres pourvus moins anciens que moi. 11 y a quarante-trois ans que j'ai l'honneur de servir dans un métier rude, ingrat et pénible. J'y ai reçu quantité de blessures, dont je suis très incommodé, et y

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