‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 5)Chapitre 28 sur 175 · Tome III, p · texte numérisé non relu

Tome III, p

1707] MÉMOIRES DE SAINT-HILAIRE. 'i9

le détroit* pour venir devant Final, où il embarqua encore quatre régiments impériaux avec du gros canon d'augmentation, des munitions de guerre et tous les vivres et rafraîchissements qu'ils purent tirer de Livourne, Gênes, Savone et autres endroits, comme aussi les gros bagages de l'armée de terre qui devoit agir sous M. de Savoie, qu'il n'avoit pu mener avec lui, à cause de la difficulté des passages des montagnes.

Contretemps préjudiciable au duc de Savoie. — Toutes ces dispositions achevées, le duc de Savoie fît marcher son armée avec beaucoup de célérité, par le col de Tende et les montagnes jusques au Var, et essuya dans sa marche beaucoup de peines et de fatigues par les défilés. Quand il fut arrivé sur les côtes de Provence, un gros temps qui survint empêcha que l'armée navale, revenue des côtes de Gênes, ne put lui fournir les vivres nécessaires à temps, tellement que la sienne souffrit beaucoup de la faim. Toute cette armée passa contre Antibes, qu'elle n'attaqua pas, crainte de retardement pour la grande entreprise qu'elle se proposoit.

Le marquis de Sailly se présente sur le bord du Var, faisa7it mine d'en vouloir défendre le passage. Il est contraint de se retirer du côté de Toulon, après avoir fait une fort belle manœuvre. — L'avant-garde de M. de Savoie étant arrivée sur le bord du Var^, trouva de l'autre côté de cette rivière, Sailly, lieutenant général^,

Page 1