‹ Mémoires de Saint-Hilaire (volume 5)Chapitre 75 sur 175 · Ci-après, p · texte numérisé non relu

Ci-après, p

d'Allemagne que de celles qu'il avoit pu tirer des garnisons circonvoisines, vint camper à Boussu* et à Saint-Ghislain, pour interrompre les convois de munitions de guerre, de grosse artillerie et de vivres qui venoient de Bruxelles aux ennemis, sous l'escorte des troupes impériales, [qui avoient achevé d'arriver à Bruxelles].

Sur cette nouvelle, et pour les protéger, le duc de Marlborough passa l'Escaut à Helchin^ et s'avança à Wattripont sur la Rosne^. Pendant ce temps-là, notre armée étoit encore dans son camp le long du canal de Bruges, et M. de Vendôme avoit témoigné antérieurement une grande envie de faire assiéger Ostende. Mais, comme pour cela il falloit avoir une espèce d'armée navale et presque abandonner Gand (qui ne valoit rien) à ses propres forces, et que d'ailleurs la grosse artillerie et les munitions de guerre nécessaires pour ce siège étoient à Douay, et que les ennemis répandus dans l'Artois et leur armée paroissoient un obstacle invincible pour la faire venir, on n'y songea donc plus, et on eut recours, sur le faux rapport de quelques habitants du pays, à des idées si extravagantes, pour se rendre maîtres de cette place d'Ostende par une espèce de surprise, qu'elles n'occupèrent les esprits que fort peu de temps.

Les François se préparent pour secourir Lille. — Ainsi on ne songea qu'à tâcher de secourir Lille de vive force, et pour cet effet il fut résolu qu'on renver-

Page 1