‹ Mémoires de Saint-HilaireChapitre 12 sur 187 · XIV NOTICE PRÉLIMINAIRE · texte numérisé non relu

XIV NOTICE PRÉLIMINAIRE

France après celui de Paris'. Soit dans les intervalles des guerres, soit pendant les quartiers d'hiver qui séparent les campagnes, il s'applique à la fabrication des canons et des armes, et surtout à accumuler les approvisionnements nécessaires aux armées, poudre, boulets, bombes, grenades, balles, mousquets, mèches, sacs, gabions, armes et outils de toutes sortes; il fait réparer les affûts des canons, les caissons, les équipages de ponts ; il visite les places fortes et voit ce qui est nécessaire à leur défense; il s'inquiète des charrois, fait marché avec les entrepreneurs, surveille les réquisitions de chevaux et de voitures ; il ne néglige pas non plus le personnel, s'occupe des officiers et de leur instruction technique, du recrutement des artilleurs, canonniers, bombardiers, mineurs, etc.; ce sont là des occupations complexes et étendues, dont il s'acquitte avec un zèle et une conscience très louables.

Quelques exemples seront peut-être opportuns : le 3J août 1705, il écrit à Chamillart^ qu'il serait très utile de parfaire l'instruction des officiers d'artillerie, et il lui suggère l'idée de les envoyer pendant l'hiver dans les arsenaux et les fonderies; le ministre approuve, mais en faisant remarquer que la décision appartient au duc du Maine, grand maître de l'artillerie. Le 2 novembre 1706^, il constate que les affûts des canons qui arment les remparts des places fortes pourrissent très \ite; il propose de les faire démonter pendant l'hiver et de mettre les affûts à l'abri. A un certain moment,

1. Il semble s'être peu occupé de ses fonctions de lieutenant de l'artillerie en « Haute et Basse-Guyenne, Limousin, Périgord, pays d'Aunis, îles de Ré et d'Oleron », dont il eut la gestion en fait depuis 1680 jusqu'à 1703; du moins il ne parait pa? être resté beaucoup de traces de son activité à cet égard.

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