‹ Mémoires de Saint-HilaireChapitre 13 sur 187 · Tome IV, p · texte numérisé non relu

Tome IV, p

NOTICE PRÉLIMINAIRE. • xv

il apprend' que le Roi fait changer ou renouYeler un bon nombre de conduites d'eau dans le parc de Versailles ; comme il sait que l'artillerie manque de plomb, vite il demande qu'on lui attribue le plomb provenant des tuyaux de cette canalisation supprimée. En juillet 1709, il renouvelle une proposition qu'il avait déjà faite trois ans auparavant et qui lui avait été suggérée par la rareté toujours croissante des espèces monétaires^ : c'était d'employer le bronze des vieux canons crevés dormant inutiles dans les arsenaux pour faire de la monnaie de billon. Les gens des monnaies empêchèrent qu'il fût donné suite à cette idée, sous le prétexte, peut-être réel, que les frais d'installation et de frappe compenseraient et même dépasseraient le bénéfice. Quelques années plus tôt, en 1705, des essais d'échantillons de cuivre proposés par la Compagnie de la Chine lui avaient causé quelques désagréments. L'affaire semble avoir eu des côtés un peu louches, et les termes vagues dont le duc du Maine se sert à propos de Saint-Hilaire dans la longue lettre qu'il adressa à ce sujet à Chamillart^ laissent planer quelques doutes sur sa stricte probité dans cette circonstance. C'est d'ailleurs la seule occasion où nous ayons rencontré des insinuations de ce genre; ce ne fut sans doute que le résultat de quelque imprudence de sa part.

Venons maintenant au travail qui a fait connaître son nom à la postérité.

L'œuvre historique qu'on a coutume d'appeler Mémoires de Saint-Hilaire (on verra plus loin pourquoi ce nom ne

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