‹ Mémoires de Saint-HilaireChapitre 135 sur 187 · La Zorn · texte numérisé non relu

La Zorn

canonna le camp trois jours entiers, et on lui répondit le mieux qu'il fut possible.

Pendant ce temps, le chevalier du Plessis arriva avec dix bataillons de renfort et deux régiments de cavalerie ^ : il fut posté sur le flanc droit de Saverne, la rivière devant lui, afin de couvrir le grand chemin qui va de Saverne en Lorraine à travers les montagnes. Mais cette précaution fut inutile; car M. de Lorraine décampa et s'en alla passer le Rhin sur le pont de Strasbourg, puis le repassa sur un pont qu'il avoit fait dresser contre Lauterbourg et alla former le siège de Philipsbourg. M. de Luxembourg ne quittoit point pour cela son camp de Saint-Jean-des-Ghoux, et ce séjour ne fut point approuvé^; on prétendit qu'il auroit dû s'avancer sur Philipsbourg pendant que les Impériaux étoient au delà du Rhin, qu'ils n'auroient pu repasser devant lui, et qu'ainsi il leur eût été impossible de former la circonvallation de la place, et facile à M. de Luxembourg de reprendre le fort du pont de cette ville, que les ennemis n'auroient jamais pu assié-

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