‹ Mémoires de Saint-HilaireChapitre 142 sur 187 · François-Philippe de Melun, général au service d'Es · texte numérisé non relu

François-Philippe de Melun, général au service d'Es

qui étoit bien fortifiée ; il y avoit pour garnison trois mille hommes, tant Espagnols qu'Italiens et Wallons, avec huit cents chevaux, outre une nombreuse bourgeoisie portant les armes, et qui, par un privilège particulier, avoit le droit de défendre seule le dedans de la ville, peut-être par la raison qu'elle s'en étoit bien acquittée dans le temps que les François, sous le maréchal de la Ferté, furent obligés d'en lever le siège ^ .

Siège et prise de Valenciennes- . — La tranchée fut ouverte le 9 de mars, et, le 1 6 au soir, on fut en état d'attaquer l'ouvrage couronné du Mont-d'Anzin^ et les deux contre-gardes, ce qui fut pourtant différé jusques au lendemain à neuf heures du matin.

Dès que le signal fut donné, toutes les troupes commandées pour l'attaque sortirent en même temps des lignes pai^allèles et entrèrent dans les ou\Tages attaqués, où ils trouvèrent fort peu de résistance; car les ennemis furent surpris. La plupart de leurs officiers n'étoient pas même à leur poste ; le rempart se trouvoit sans gardes, les bourgeois, qui y avoient passé la nuit, étant allés se reposer dans leurs maisons.

pagne, avait défendu Lille contre les Français en 1667 et avait reçu en récompense la Toison d'or et le gouvernement de Valenciennes; il mourut le 7 février 1690.

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