Saint-Omer se rendit le 22 avril
3. Eugène de Montmorency, prince de Robecque, chevalier de la Toison d'or, mort en janvier 1683.
4. Louis III de Clermont d'Amboise, marquis de Renel, avait eu la charge de mestre de camp général de la cavalerie
gentilhomme touchoit de fort près au bâton de maréchal de France et s'en seroit fort bien servi. Après ces conquêtes et cette victoire, le Roi renvoya ses troupes en quartiers de rafraîchissement, vint visiter Saint- Omer et Dunkerque, et retourna à Versailles avec Monsieur.
Vers la fin du mois de juillet suivant, le prince d'Orange, malgré ses disgrâces, crut être en état d'assiéger Gharleroy [et de reprendre en cela le projet qu'il avoit concerté, l'hiver précédent, avec le Conseil de l'Empereur]. Ainsi, il arriva devant Gharleroy avec une armée de quarante mille hommes, et en forma le siège ^ .
Sur cette nouvelle, M. de Louvois \int en poste joindre M. de Luxembourg, qui commandoit l'armée du Roi en Flandres^. On tira promptement des garnisons le plus grand nombre de troupes que l'on put, et l'armée, en étant fortifiée, marcha au secours de Gharleroy, dont elle fit lever le siège sans coup férir ^. Gela étant fait, il ne se passa plus rien le reste de la
en 1674 et le grade de lieutenant général en 1676 ; il fut tué d'un coup de canon le 11 avril, jour même de la victoire de Cassel.
1. La place fut investie le 6 août [Histoire de Louvois, p. 333-342; P. de Ségur, le Maréchal de Luxembourg et le prince d'Orange, p. 449-454).
2. La venue du ministre à l'armée avait pour cause l'obligation de concilier la rivalité des maréchaux de Luxembourg et de Créquy, l'armée de ce dernier devant joindre celle de Flandre, si, comme cela était probable, le duc de Lorraine s'unissait avec Guillaume d'Orange.
3. Le prince d'Orange décampa le 14 août, après huit jours de siège.
campagne en Flandres. Parlons un peu des affaires d'Allemagne.
Campagne (TAUemagneK — Le prince Charles de Lorraine se mit de bonne heure en campagne avec une armée de quarante mille hommes et, ayant passé le Rhin à Mayence, vint, par Greuznach et Kaiserslautern, sur la rivière de Sarre, attaquer le château de Sarrebrûck, que les François avoient un peu fortifié et où ils avoient une garnison de six ou sept cents hommes. Cette affaire Toccupa sept ou huit jours, pendant lesquels le maréchal de Créquy, qui commandoit l'armée de France, de vingt-cinq à trente mille hommes, s'avança sur la rivière de Nied, deois le pays Messin ; mais, ayant appris que M. de Lorraine, après la prise de Sarrebrûck, tournoit tète du côté de Marsal, il alla camper entre cette ville et celle de Vie, mettant la rivière de Seille, qui n'est guéable qu'en certains endroits, entre lui et l'ennemi. Quelques jours se passèrent en cette situation^, au bout desquels les ennemis décampèrent, la tête tournée vers le maréchal de Créquy, qui, se doutant que c'étoit une feinte, envoya son aile gauche d'infanterie et du canon, sous le comte de Roye, se poster au gué de la Seille, devant la petite ville de Nomény^, pour leur empêcher le passage de la
1. Le vol. 562 du Dépôt de la guerre renferme deux mémoires historiques rédigés d'après les pièces officielles et racontant toute cette campagne du maréchal de Créquy, uniquement composée de marches, de contremarches et de manœuvres sans combat; voyez aussi V Histoire de Loiu'ois, t. Il, p. 322-327.
2. Les correspondances relatives aux mouvements de l'armée sur la Seille et sur la Moselle sont dans les vol. 558 et 559 du Dépôt de la guerre.