Ch.-l. de cant. de l'arr. actuel de Nancy
rivière et se donner le temps d'arriver avec le reste de l'armée, ou bien rejoindre, selon que l'ennemi se porteroit. Le lendemain, à deux heures de jour, le comte de Roye vit la tête de l'armée de M. de Lorraine qui descendoit la côte de Delme^ et s'avançoit sur Nomény; il envoya à toutes jambes en donner avis au maréchal et, en attendant, se prépara à bien défendre le passage. Peu après, on vit distinctement toutes leurs colonnes, dont on put inférer que c'étoit toute l'armée. Le comte de Roye envoya aussitôt un second courrier au maréchal, qui le trouva en marche pour le venir joindre avec le reste de l'armée, étant déjà bien informé d'ailleurs de la maixhe de l'ennemi, qui s'avança toujours sans s'arrêter à Nomény et vint passer la Seille à une lieue de là, au château d'Aulnois^. Toute notre armée longea au plus tôt et se vint camper sur les hauteurs du Pont-à-Mousson, qui étoit un très bon poste ; elle avoit cette ville derrière sa droite et la Moselle derrière ses lignes, n'étant qu'à une lieue de celles des Impériaux, dont on voyoit tout le camp. On fut plusieurs jom^s à attendre le parti qu'ils prendroient, et l'ai^mée se tenoit toujours prête à marcher dès qu'on verroit leurs tentes détendues. A la fin, le maréchal de Créquy, s' impatientant, voulut faire une tentative sur eux, après avoir reçu cinq ou six mille honames de renfort et un bon détachement des gai^des du corps de Sa Majesté. Un soir, il fit prendre les armes à toute l'armée, excepté la droite, qu'il laissa au camp. Il la mena