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L'entrée en campagne des troupes françaises

3. Il sut aussi corrompre certains membres de la Chambre des communes, qui firent avorter les projets belliqueux de leurs collègues (Lingard, Histoire (ï Angleterre : Règne de Charles If, chap. v).

4. Le Parlement, ajourné au 15 avril 1678, fut convoqué pour le 4 janvier.

déclara, dans la première séance, qu'il étoit résolu d'entrer en guerre ^

Quoique ces démarches subites parussent suspectes au Parlement, qui pénétra qu'elles cachoient quelque mystère, il ne laissa pas de se servir de l'occasion pour faire lever des troupes et accorder les subsides nécessaires au roi, qui écoutoit^ volontiers les difficultés qui pouvoient reculer la rupture. Cependant on tâchoit adroitement, de la part de la France, de faire naître des soupçons parmi les républicains de Hollande, particulièrement à Amsterdam, sur certaines mesures qu'on disoit avoir été prises entre le roi d'Angleterre et le prince d'Orange dans le temps de son mariage, et qui tendoient, disoit-on, à une entière subversion de la liberté des Provinces-Unies. On ajoutoit que, par ce mariage, le roi, son oncle, et le duc d'York, son beau-père, l'avoient entièrement attiré dans leurs intérêts et dans leurs sentiments touchant la religion. Ces discours s'insinuèrent facilement et servirent de fondement au traité de paix particulier qui se conclut la même année entre la France et la Hollande.

Prise de Gand et d'Ypres. — Dans ces dispositions, le Roi crut qu'il falloit, par quelque coup important, presser cette république de conclure. Dans ce dessein.

1. Charles II annonça qu'il allait conclure une alliance offensive et défensive avec la Hollande (elle fut signée le 28 janvier) et demanda des subsides pour lever des troupes et armer des vaisseaux (Lingard, loc. cit.; Du Mont, Corps diplomatique^ t. VII, Impartie, p. 341).

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