Ainsi au manuscrit et dans l'édition de
il partit de Saint-Germain à la mi-février* et prit le chemin de Metz, d'où il se rabattit brusquement 2, avec l'armée qui hivernoit en Flandres, sur la ville de Gand, qu'il prit en trois jours ^. Cette expédition achevée, il assiégea Ypres, qui ne tint guère plus longtemps^, et revint ensuite à Saint-Germain. Pour calmer un peu les Anglois, il fit publier un manifeste, par lequel il exposoit que, pour témoigner l'estime qu'il faisoit de la médiation du roi d'Angleterre et de ses bons offices pour la conclusion de la paix, dont il étoit très reconnoissant, il protestoit de rendre toutes les conquêtes qu'il avoit faites et celles qu'il feroit pendant cette année, afin que ses ministres pussent avec plus de facilité concilier toutes les difficultés qui pourroient retarder la paix, à quoi il contribueroit
1. Le 7 février, avec la Reine et toute la cour, afin de masquer ses projets. « Un voyage tranquille devient tout à coup une expédition redoutable à ses ennemis. Gand tombe avant qu'on pense à le munir. Louis y vient par de longs détours, et la Reine, qui l'accompagne au cœur de l'hiver, joint au plaisir de le suivre celui de servir secrètement à ses desseins » (Bossuet, Oraison funèbre de Marie-T/iérèse).