Il quitta la Reine à Stenay le 3 mars
3. La ville fut investie le 2 mars; le Roi y arriva le 4, la tranchée fut ouverte dans la nuit du 5 au 6, malgré les inondations, et la ville capitula le 9 ; le gouverneur, Don Francisco de Pardo, se retira dans la citadelle, qu'il rendit le 12 mars {Gazette, Extr. 24 et 25; Mercure de mars, p. 262-332, et d'avril, p. 155-172,- Œuvres de Louis XIV, t. IV, p. 146-155; Arch. nat., M 641, n° 6, instruction secrète de Louvois à M. d'Humières, 4 février 1678; journal du siège, publié par le comte de Nettancourt dans l'Investigateur, 1881, p. 261-282, d'après les manuscrits du maréchal de Bezons, etc.).
4. Investie le 15 mars, Ypres, oîi commandait le marquis de Conflans-Watteville, capitula le 25.
toujours de son côté, principalement à cause de la gloire qui reviendroit à l'Angleterre d'avoir terminé la guerre*.
La nation angloise, loin de goûter ces raisons, redoubla ses instances pour la guerre et obligea le roi de faire passer dans les Pays-Bas espagnols quinze à seize mille hommes de nouvelles levées, qui étoient déjà sur pied. On inféra de là que le roi d'Angleterre en viendroit bientôt à une rupture déclarée.
Abandon et retraite de Messme et de Sicile. — Gela obligea Sa Majesté d'abandonner la Sicile, qui lui coûtoit beaucoup, et le Roi fit revenir ses troupes, afin de pouvoir les employer plus utilement ailleurs. Le duc de la Feuillade fut envoyé à Messine à la place du maréchal de Vivonne, qui avoit été rappelé^, et, dès que ce nouveau vice-roi y fut arrivé^, il prit secrètement les mesures les plus justes pour faire sûrement sa retraite. Il fit embarquer toutes ses troupes, sous prétexte de les employer à une expédition maritime qu'il avoit méditée. L'embarquement étant achevé sans que les Messinois se doutassent de rien, M. de la Feuillade fit assembler le sénat et lui communiqua les ordres qu'il avoit de quitter la Sicile et de ramener les troupes du Roi en France, offrant de sa part aux Siciliens qui voudroient y passer avec lui retraite et protection ; mais il ajouta qu'il ne les pouvoit attendre que vingt-quatre heures^. Jamais gens ne furent plus