Vol. Guerre 466, n
père, nous avons donné, en nous retirant, un second combat aux ennemis, qui a duré trois jours, pendant lequel nous avons perdu beaucoup de chevaux d'artillerie, qui ont été tués des canons des ennemis, et plusieurs autres morts par le manque de fourrage et par le travail continuel, ayant toujours été attelés pendant dix jours que l'action et la retraite ont consommés, de sorte que nous nous voyons avec un grand équipage et fort peu de chevaux, encore fort travaillés, et à la veille de laisser la plus grande partie de notre canon, manquant de tous les secours nécessaires pour l'enlever et pour s'en servir, quoique l'on ait proposé beaucoup de moyens pour cela. Je crois. Monseigneur, qu'il est de mon devoir de vous en informer, afin de me disculper, et pour vous supplier très humblement d'ordonner les officiers d'artillerie et les chevaux nécessaires pour notre secours, vous assurant que, de mon côté, je n'épargnerai ni soins ni vie pour le bien du service du Roi, et pour vous faire connoître que je serai toute ma vie, avec respect,
Votre très humble et très obéissant serviteur,
MORMÈS SaINCT-HiLAIRE.
Secours manqué de Philipsbourg^.
Le maréchal de Rochefort à M. de Louvois-.
4 avril 1676.
Pour exécuter les ordres du Roi, je marchai à Saverne,