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çoises, divisées pour deux attaques, la première le long de la mer, et la seconde à l'autre revers, donnèrent, l'épée à la main, sur les tranchées des Turcs, qui se soutinrent d'abord avec assez de vigueur ; mais ils ne purent résister longtemps à la pointe françoise, et plièrent. Les deux têtes des tranchées furent balayées; on força leur place d'armes. On emporta aussi quelques redoutes, dont on fut maître pendant assez de temps pour pouvoir les raser, si on avoit eu des outils et des travailleurs, comme les Vénitiens s'étoient engagés d'en fournir; mais ils ne s'en souvinrent point, non plus que de faire les deux attaques sur les flancs. Le major Tingu^ descendit seulement par la brèche avec cent mousquetaires, pour faciliter la retraite, que les Vénitiens firent sonner deux fois avant que les François pussent se résoudre à abandonner les travaux qu'ils venoient de gagner. Les Turcs accourant en foule de leur camp, les François furent contraints de se retirer; ce qu'ils firent au petit pas, et avec tant d'ordre et d'assurance, que, bien loin de les attaquer, les Turcs n'osèrent rentrer dans leur tranchée que lorsqu'ils n'y virent plus de François. Il y eut, parmi ces derniers, vingt officiers ou volontaires de tués, quatre-vingts de blessés, et environ deux cents soldats tant tués que blessés.
1669. — Malgré le sujet de mécontentement que le duc de la Feuillade venoit d'avoir de la part des Vénitiens, et quoiqu'il désespérât de pouvoir sauver la place, il resta avec ses troupes dans Candie encore environ deux mois; mais, n'ayant plus alors de pro-