Tous ces détails sont conformes aux diverses relations
2. On sait quel mystère entoura cette disparition du duc de Beaufort. Dans la relation qui sera donnée à l'Appendice, M. de la Croix en parle à peine; de même, M. de Louvois, en lui répondant le 20 août (vol. Guerre 238, fol. 62), n'en dit rien, et les lettres qui suivirent, de l'intendant et du duc de Navailles, ne parlent pas davantage de recherches faites pour retrouver son corps ou pour savoir s'il était prisonnier; il y a là, certainement, une omission surprenante. On trouvera à l'Appendice des fragments de deux relations émanant d'officiers des troupes de la marine qui donnent plus de détails sur ce point particulier. La Gazette décrivit, dans un Extraordinaire (n° 127), la pompe funèbre qui fut célébrée à Venise en son honneur; mais un service, qui devait avoir lieu à Notre-Dame de Paris, fut contremandé par suite de la mort de Madame Henriette (ci-après, p. 77).
3. Louis, marquis de Fabert, fils du maréchal, était colonel du régiment de Lorraine et gouverneur de Sedan, quoique âgé seulement de dix-huit ans.
4. Georges de Bermondet, baron d'Oradour; il était allé à Candie comme volontaire.
Les François demeurèrent dans l'île de Candie jusques au 20 du mois suivant', et y furent employés à garder et à défendre les postes ; ils firent aussi trois ou quatre petites sorties avec beaucoup de valeur. M. de Dampierre y fut tué, et M. de Gatelan blesse^, ainsi que quelques officiers et plusieurs soldats ^
Enfin, le temps prescrit au duc de Navailles pour son séjour à Candie étant expiré, il s'embarqua avec le reste de ses troupes pour repasser en France^. Comme on y décide fort sur les événements, il fut, à son retour, exilé à Niort en Poitou, dont il avoit le gouvernement^, et y demeura quelque temps avant que d'être rappelé. Après le départ des François, les Turcs redoublèrent leurs efforts au siège de Candie et livrèrent un furieux assaut, qui ne leur réussit pas plus que le précédent ; mais, cette place étant réduite en un état déplorable, elle fut obligée de capituler le 5 septembre suivant^. Le 27, les Vénitiens la remirent aux