A une vingtaine de kilomètres à l'est de Dortmund
ment se rendit prisonnier de guerre après avoir soutenu deux jours d'attaque^.]
Les ennemis se retirèrent dans révêché de Paderborn, où ils se cantonnèrent pour peu de temps; car, les mesures de M. de MontecucuUi étant rompues, et son armée ne se trouvant point dans l'abondance dans les quartiers qu'elle avoit pris, il se servit de ce prétexte pour la ramener dans la Bohême. La vérité est qu'il étoit arrivé de grands incidents à Vienne, où ce général prenoit beaucoup d'intérêt.
Le prince de Liechtenstein-, premier ministre de l'Empereur, étoit accusé d'avoir trahi les conseils de son maître : il fut disgracié, et il entraîna dans sa perte plusieurs conseillers d'État, [qui devinrent suspects par la déférence qu'ils avoient eue pour ses avis] . Comme M. de MontecucuUi étoit fort attaché à ce ministre, il craignoit d'être compris dans sa disgrâce, et qu'on ne lui imputât les mauvais succès de la campagne ; il fut bien aise de se pouvoir disculper en personne.
M. de Turenne, ne trouvant plus d'obstacle dans le pays, étendit ses quartiersjusquesàla rivière du Weser, et prit le sien à Soest^. Toute l'armée demeura dans cette situation jusques à la fin de la campagne. Pendant l'hiver, les Hollandois n'oublièrent rien pour mettre quelque ordre à leurs affaires ; mais, comme elles étoient fort mauvaises, la plupart d'entre eux désiroient fort que le Roi voulût bien consentir à leur donner la paix à des conditions moins dures que les premières. Sa