‹ Mémoires de Saint-HilaireChapitre 9 sur 187 · NOTICE PRÉLIMINAIRE. XI · texte numérisé non relu

NOTICE PRÉLIMINAIRE. XI

de Flandre; probablement ne faisait-il que de finir de payer la finance requise.

Pendant la campagne de 1705, il eut encore le commandement de l'artillerie à l'armée de Flandre; mais il ne se passa rien de remarquable. Cette commission lui fut renouvelée chaque année jusqu'en 1709, et il prit part à ces désastreuses campagnes qui virent nos défaites de Ramillies, d'Audenarde et deMalplaquet; il servit successivement sous Villeroy, sous Vendôme et sous Yillars. La campagne de 1709 fut la dernière qu'il fit; sa santé était devenue chancelante, et le service actif lui était difficile ; il se consacra à la gestion de l'important arsenal de Douay et à l'organisation des équipages d'artillerie nécessaires aux armées qui opéraient sur la frontière du Nord. Le 6 février 1707, le Roi lui avait enfin accordé le cordon rouge de commandeur de Saint-Louis; mais cela n'avait pas rassasié cet insatiable quémandeur : dès le 3 avril suivant, il sollicitait le gouvernement de la citadelle de Lille, ou, à son défaut, la grand-croix de Saint-Louis, vacants l'un et l'autre par la mort de Vauban*. Puis, le 20 septembre 1709, c'est le gouvernement de Gravelines qu'il demande, et sa femme se joint à lui pour implorer cette grâce par deux lettres assez bien tournées qu'elle adresse au ministre de la Guerre^. Ne l'ayant pas obtenu, il se rabat en 1710 sur celui de Sarrelouis, et le duc du Maine appuie sa requête, mais sans plus de succès que précédemment^.

La paix d'Utrecht lui donna des loisirs, et il s'était mis à écrire la troisième et dernière partie de ses Mémoires, lorsque la mort de Louis XIV lui procura une situation assez en vue.

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