‹ Mémoires de Saint-HilaireChapitre 90 sur 187 · Besançon capitula le 21 mai, Dôle le 3 juin · texte numérisé non relu

Besançon capitula le 21 mai, Dôle le 3 juin

2. Henri de Beringhen, fils aîné et survivancier du premier écuyer du roi et colonel du régiment Dauphin depuis août 1671, fut tué le 28 mai. Son crâne, emporté par le boulet, alla frapper à la tète de M. de Saint-Géran et lui fit une si « furieuse » blessure, qu'il dut porter une calotte le reste de sa vie [Mémoires de Saint-Simon, éd. Boislisle, t. III, p. 68).

ne tint point : le château Sainte-Anne souffrit quelques coups de canon tirés d'une batterie qu'on avoit élevée sur des monceaux de bois assemblés par les soldats, afin qu'elle pût commander la place. Ainsi toute cette province fut conquise une seconde fois dans l'espace d'un mois, avec une armée de sept à huit mille hommes seulement, et sans que les Suisses y apportassent opposition. Le Roi y ™it une garnison, ordonna les travaux nécessaires, renvoya plusieurs troupes en Flandre, et revint à Versailles.

Cependant, M. de Turenne s'étoit rendu de bonne heure en Alsace, où son armée s'assembla. A peine arrivé, il apprit que le duc de Lorraine marchoit de l'autre côté du Rhin, vers Bàle, avec quatre ou cinq mille chevaux ^ [Quoiqu'il n'y eût pas d'apparence que son dessein fût de passer le Rhin avec un aussi petit corps, afin de troubler le Roi, qui conquéroit la Franche-Comté, ni que les Suisses se joignissent à lui et lui donnassent passage], M. de Turenne prit les premières troupes qui arrivèrent au rendez-vous et les mena aussi devers Bàle, pour observer ce qui se passoit. On demeura dans cette situation de part et d'autre tant que dura l'expédition de la Franche- Comté. Le duc de Lorraine descendit ensuite le long du Rhin et joignit M. de Caprara^, un des généraux de l'Empereur, qui vint au-devant de lui avec cinq ou six mille chevaux, jusque dans le marquisat de Baden, en

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