‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 234 sur 495 · Et est en interligne, sur et il est[oit], biffé · texte numérisé non relu

Et est en interligne, sur et il est[oit], biffé

3. La Gazette d'Amsterdam (n° lxix) enregistra la nouvelle en ces termes, sous la date du 22 août (Dangeau l'avait eue deux jours auparavant) : « On écrit de Bourgogne que le curé de Seurre, fameux quiétiste et ami de Mme Guyon, a enfin été condamné à être brûlé vif par arrêt du parlement de Dijon : ce qui parott presque incroyable. On ajoute que cet arrêt, qui décrète quelques-uns des complices, a mis la consternation dans le parti, qui néanmoins ne se croit pas entièrement perdu, quelques informations que l'on fasse, parce que le docteur de Sorbonne qui avoit entrepris le procès contre le sieur Robert, curé de Seurre, ne s'en mêle plus, se contentant d'y avoir dépensé six à sept mille livres pour lui faire faire son procès. » — En modifiant à peine le texte de Dangeau, notre auteur a commis une grosse erreur ; car le curé Philibert Robert échappa par la fuite à l'exécution de l'arrêt rendu par défaut contre lui le 13 août, non seulement pour quiétisme, mais aussi pour inceste spirituel (Archives de la Bastille, tome IX, p. 78). 11 se réfugia d'abord à Avignon, chez un chanoine, puis à Rome même ; d'où ayant été obligé de fuir le 11 mai 1699, il fut arrêté à Florence et ramené dans les prisons du Saint-Office, sans qu'on ait su ce qu'il devint ensuite. Voyez sa notice dans le Moréri.

4. Nous avons déjà rencontré (tome I, p. 98) l'expression : « plus de cadence dès les premiers pas, » c'est-à-dire plus de précision dans les pas de danse, plus de justesse à suivre l'accompagnement des instruments. Ici de même, mais avec une autre tournure, Saint-Simon veut dire que l'affaire du curé de Seurre tomba, coïncida mal à propos avec l'apparition de la réponse de Fénelon, et nuisit à cette réponse. Comparez, dans une Addition au Journal de Dangeau, tome XVII, p. 120 : « Les représentations étoient en cadence de tout ce qui se passoit. » Mme de Motteville dit (Mémoires, tome II, p. 438) : « Ne pouvant s'empêcher de danser, il fallut attendre pour voir sur quelle cadence on les réjouiroit; » et le jeune Biïcnne (Mémoires inédits, tome II, p. 328) : « Sortir de cadence » à la danse.

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