Grosse est au singulier, et lettres au pluriel
4. On a de ces affiches d'indulgences qui sont presque les plus anciens monuments de l'imprimerie du quinzième siècle. La Bibliothèque nationale en possède de très grandes dimensions. Des fac-similés ont été donnés dans le tome III des Comptes de l'Hôtel-Dicu de Paris et dans le Bulletin de la Société de l'Histoire de Paris, 1885, p. 29.
5. Nous avons vu (tome III, p. 195) qu'on donnait le surnom de Son Impertinence à MM. de Nogaret et de Vassé. Le duc de Luynes (tome XV, p. 259) dit qu'on avait fait une chanson sur Mme de Quintin pour se moquer de « son impertinence. »
6. La corrige Le. Plus loin, le manuscrit porte, par raégarde : explusé.
7. C'est donc François III, premier duc de la Feuillade, mort en 1691.
pectueux, si fidèle, si constant. Elle étoit vieille et devenue infirme; elle couronna son amour et l'épousa1. Mortagne n'étoit rien2. Son nom étoit Collin3; il étoit des Pays-Bas voisins de celui de Liège4 : son père ou son grand-père étoit homme d'affaires de la maison de Mortagne5, qui étoit ruinée ; il s'y étoit enrichi, en avoit acheté les terres6, et celui-ci en portoit le nom. Il n'étoit rien moins que beau ni jeune, bien fait, mais un peu gras, engoncé7 et fort rouge. Pas un de ses valets ne l'avoit vu sans perruque8, ni s'habiller ou se déshabiller : d'où on jugeoit qu'il avoit sur lui quelque chose qu'il ne vouioit pas montrer. Ce mariage surprit tout le monde, qui
1. Le contrat de mariage fut passé le 27 janvier 1698: Arch. nat., Y 270, foi. 281 v° ; on le trouvera à l'Appendice, n° II. Le même jour, Mortagne constitua une rente de cinq cents livres à Marguerite Vautier, lîlle majeure (ibidem, fol. 226). De son côté, le 21 mars 1695, Mme de Quintin avait fait une donation de trente mille livres à l'un des fils de M. de Clermont-Roussillon (Y 276, fol. 143). Voyez, sur son mariage, les Mémoires de Luynes, tome XV, p. 258-259, et le livre de M. Bertin: les Mariages dans l'ancienne société française, p. 113-114.