Peut-être Saint-Simon a-t-il corrigé elle en cella (sic
4. Sur la distribution des logements de la cour en voyage et sur la marque à la craie, il y avait d'anciens règlements du seizième siècle (recueil Cangé, F 1020 A 74, n08 86-91); mais Saint-Simon se plaignait que ces règlements fussent mal établis ou mal observés (mémoire de 1711 sur les Changements arrivés, etc., dans le tome III des Écrits inédits, p. 208-209). Jal a publié dans son Dictionnaire critique, p. 823, l'ordre au maréchal des logis de poser la craie sur les logements nécessaires le long de la route suivie par la princesse de Savoie, en 1696; comparez un ordre de 1684 : Arch. nat., 01 28, fol. 112. Seuls, les fourriers du Roi, qui travaillaient sous les ordres des maréchaux des logis, pouvaient inscrire un nom à la craie blanche sur la porte extérieure d'une maison ; les autres fourriers ne devaient le faire qu'à l'intérieur, et ;iv<>c de la craie jaune. « On doit un très grand respect à la craie du Roi, et personne ne doit être si hardi que de l'effacer, de la changer, ou de la mettre soi-même, sous de très grosses peines. » (État de la
Distinction
du pour.
Logements à la
suite du Roi.
[Add. S'-S. 265]
logis1, qui marquent ainsi tous les logements dans les voyages2, mettent ce pour aux princes du sang, aux cardinaux et aux princes étrangers; M. de la Trémoïlle l'a aussi obtenu3, et la duchesse de Bracciano, depuis princesse des Ursins*. Ce qui me fait appeler cette distinction une sottise, c'est qu'elle n'emporte ni primauté, ni préférence de logement : les cardinaux, les princes étrangers et les ducs sont logés également entre eux, sans distinction quelconque5, qui est toute renfermée dans ce mot pour et n'opère d'ailleurs quoi que ce soit. Ainsi ducs, princes étrangers, cardinaux sont logés, sans autre différence entre eux, après les charges du service nécessaire; après eux, les maréchaux de France ; ensuite, les charges
France, 4698, tome I, p. 386.) Les maisons de Versailles étaient exemptées de cette servitude.
1. Il y avait douze maréchaux des logis, sous les ordres de Cavoye. Leur insigne était une « canne en forme de major, ou un bâton garni d'argent en pomme et en pointe, les armes de S. M. gravées sur le pommeau, où est écrit : N***, maréchal des logis du Roi. » [État de la France.)
2. Diverses pièces relatives à leurs fonctions se trouvent dans le ms. Fr. 4258, du fol. 237 à la fin. Voyez le Journal de Dangeau, tome XVI, p. 113, les Mémoires de Luynts, tome XII, p. 110-111, et l'État de la France de 1722, tome I, p. 532-542, qui indique l'ordre de préférence des logements et le travail des fourriers ; comparez l'édition de 1698, tome I, p. 378-386.
3. Selon l'Addition sur les la Trémoïlle qui est dans le tome XI du Journal de Dangeau, p. 87 (comparez la suite des Mémoires, tome IV de 1873, p. 397), ce serait le duc du temps de la Fronde (ci-dessus, p. 31) qui, ayant eu le tabouret pour les femmes, fille aînée et femme de fils aîné de sa maison, obtint en même temps le pour, distinction « tout à fait idéale. » Les Bouillon l'avaient eu aussi en 1652 (Muse historique de Loret, tome I, p. 203-204).
4. En novembre 1682 (ci-dessus, p. 105, note 7). Antérieurement, en 1680, Pomponne écrivait (Mémoires, tome I, p. 52-53) que Mme de Bracciano, après avoir eu l'entrée du Louvre et le tabouret, avait réclamé en vain le pour, le Roi n'ayant pas voulu faire droit, sous ce rapport, au brevet par lequel Mazarin avait garanti tous les privilèges de prince étranger au duc de Bracciano.