‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 337 sur 495 · Comparez la suite des Mémoires, tome IV, p · texte numérisé non relu

Comparez la suite des Mémoires, tome IV, p

260 et 261. L'abbé de Soubise traité en prince à la Sorbonne. (Page 285.)

24 janvier 1685. — Ce traitement en Sorbonne pour M. l'abbé de Sou-» bise, depuis cardinal de Rohan, fut le dernier comble du rang de prince <\ue la belle Mme de Soubise, sa mère, obtint du Roi par degrés.

10 juin 1698. — On a vu ci-devant1, tome..., p..., le Sérénissime Prince et le bonnet donné à l'abbé de Soubise par ordre exprès du Roi, à la prière de la belle Mme de Soubise, sa mère, à sa première thèse ; ceci en fut une suite nécessaire. Le cardinal de Bouillon, au temps le plus radieux de M. de Turenne, s'étoit emparé de M. de Péréfixe, archevêque de Paris, au point qu'il se fit une affaire capitale de l'obtenir pour successeur et la pressa à tel point, que le Roi, qui ne le vouloit point, et qui avoit grande raison, comme la suite l'a trop fait voir, n'en put sortir avec lui et avec M. de Turenne qu'en lui donnant sa nomination au cardinalat, qu'il eut si jeune qu'il en fut nommé YEnfant rouge. M. de Péréfixe étoit proviseur de Sorbonne : il sauta par amitié ce bâton de Sérénissime Prince, et après d'Altesse Sérénissime, pour le cardinal de Bouillon, dont le Roi ne voulut pas se fâcher à cause de M. de Turenne; et de là M. l'abbé de Soubise eut l'un et l'autre par la volonté du Roi, qui aimoit beaucoup mieux encore la belle Mme de Soubise, sa mère, qu'il n'avoit considéré M. de Turenne.

261 bis. Fiançailles des Soubise dans le cabinet du Roi2, (Page 292.)

20 février 1691. — Ce n'est pas le fait. Le Roi trouva à la longue trop de similitude entre les fiançailles des princes du sang et celle de «es Messieurs-là, et déclara qu'il n'en feroit plus. Mais quel moyen de refuser l'ancienne beauté de Mme de Soubise, qui, bien des années après, obtint que les fiançailles de Mme de Tallard se feroient dans le cabinet du Roi?

262. Mme de Bosinelet, mère de la duchesse de Caumont la Force. (Page 299.)

15 juin 1698. — Mme de Bosmelet, mère de cette héritière, étoif

1. Nous avons expliqué ci-dessus, p. 289, note G, qu'il ne s'agit pas du même abbé de Soubise en 108.*) (Addition n° 200) et en 1098, mais de deux frères, dont le premier quitta l'Église en 1089.

2. Cette Addition est mise à propos d'un passage du Journal ainsi conçu : « Comme le contrat de mariage de M. de Turenne ne sera point signe par le secrétaire d'État, on fera les fiançailles à Paris, et ils ne se serviront pas du privilège qu'ils auroient eu de les faire dans le cabinet du Hoi. Depuis Je mariage de M. de Valentinois avec Mlle d'Armagnac, où M. de Scignelaj

sœur de la maréchale de Clérambault et de l'évêque de Troyes qui fut du conseil de régence, etc., et se trouva fort mal mariée. La première fois qu'elle fut à Rouen, elle affectoit de ne refuser aucun pauvre, et, comme on admiroit sa charité : « Ce n'est pas cela, disoit-elle; c'est de peur de refuser l'aumône à quelques parents de M. de Bosraelet, sans le savoir. »

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