‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 113 sur 548 · Ce corrigé en te · texte numérisé non relu

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6. « Le roi infirme, ehange, casse ou confirme comme il lui plaît ; mais [les sentences | ne deviennent arrêts que par cette confirmation, qui ne manque quasi jamais. » {Tableau de la cour d'Espagne, p. 385.)

T. Les premières lettres du second quelque surchargent une, et, plus loin, la première lettre d'explication surcharge la seconde de la.

8. Contrairement à l'ancien usage de tout approuver, Philippe Y se réserva d'examiner chaque sentence (Mémoires de Noailles, p. KO).

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heure, el souvent davantage, le roi se lève, le conseil se

met à genoux jusqu'à ce qu'il ait passé la porte, et s'en va comme il est venu, excepté le président seul, qui, au lieu de se mettre à genoux, suit le roi, qui trouve sa cour dans une pièce voisine, y en ayant une vuide entre deux, et, avec ce cortège, |>;isse une partie de son appartement. Dans une des1 pièces, vers la moitié'2, il trouve un fauteuil, une table à côté, et, vis-à-vis du fauteuil, un tabouret3. Là le roi s'arrête, sa cour continue de passer, puis les portes d'entrée et de sortie se ferment, et le roi, dans son fauteuil, reste seul avec le président assis sur ce tabouret. Là il revoit les sentences qu'il a retenues, et les signe, si bon lui semble, ou il les garde pour les faire examiner par qui il lui plaît, et le président lui rend un compte sommaire du grand détail public et particulier dont il est chargé. Cela dure moins d'une heure. Le roi ouvre luimême la porte pour retrouver sa cour, qui l'attend, et s'en aller chez lui, et le président retourne par l'autre par où il est entré, trouve un majordome, qui l'accompagne à1 son carrosse, et s'en va chez lui. Les sentences retenues, ceux à qui le roi les renvoie lui en rendent compte avec leur avis. Il les envoie au président de Castille, et finalement l'arrêt se rend comme le roi le veut '. On voit par là qu'il est parfaitement absolu en toute affaire publique et particulière, et que les rois d'Espagne ont retenu l'effet, comme nos Rois le droit, d'être les seuls juges de leurs sujets et de leur royaume. Ce n'est pas qu'il n'arrive bien aussi que le conseil de Castille, ou

1. Des est on interligne, et pièce a été mis après coup au pluriel.

2. « Une seconde [pièce] longue et obscure par où il est venu. • dit-il dans le Tableau; et, dans l'Addition : >• Comme qui diroit, à Versailles, celle de la Musique. »

3. « Un petit liane de bois bas el nu, » disent les deux autres rédactions.

\. \ est en interligne, au-dessus de dans, biffé. .*i. Les archives du conseil de Castille sont conservées au dépôt d'Alcala-de-Hénarès, à trente-quatre kil. X. de Madrid.

en corps, ou le président seul, ne fasse des remontrances au roi sur des affaires ou publiques ou particulières1, auxquelles il se rend; mais, s'il persiste, tout passe à l'instant, sans jussions* ni toutes les difficultés qu'on voit souvent en France '.

Le corrégidor de Madrid et de toutes les villes rendent Corrégidors. un compte immédiat de toute leur administration au président de (bastille, et reçoivent et exécutent ses ordres sur tout ce qui la regarde, comme eux-mêmes font à l'égard des régidors et des alcades1 des moindres villes et autres lieux de leur ressort*. L'idée d'un corrégi-

1 . L'obligation, pour nos Unis, de faire enregistrer par les cours souveraines chaque toi ou mesure administrative impliquait pour ces cours le droit de taire des remontrances jusqu'à ce que satisfaction leur eût été donnée sur les points qui semblaient aux magistrats présenter des inconvénients : voyez noire tome I, p. "271. noie ,'!. L'ordonnance de Moulins (1566) avait reconnu au Parlement le droit de remontrance, tout en stipulant qu'il n'y aurait pas surséance à l'exécution îles édits.

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