Ce corrige le, et quelle a été corrigé plus tard en quel
'1. Comparez, pour plus de détails, la suite des Mémoire*, année 1707, tome X, p. 199-201, et voyez le Theatro de Canna, tome IV, p. 196-201.
3. Tandis que au sens de lant que, comme dans notre tome III, p. 232,
4. C'est Dangeau qui dit, en 1714 (tome XV, p. 33, avec l'Addition n° 36"2 placée plus haut, p. 142) : « La charge de président de Castille est encore plus considérable en ce pays-là que celle de chancelier
en France. 11 ne rend jamais de visites, ne donne la porte à aucun grand, ne lavent même pas donner aux ambassadeurs des tètes couronnées.... » Les Mémoires de Noailles racontent (p. 134) que, Philippe V ayant hien voulu ordonner au président de Castille d'aller le premier chez le cardinal d'Estrées, alors ambassadeur de France, les Espagnols trouvèrent fort mauvais que l'on portât atteinte à des prérogatives sacrées. Aussi, quand le même roi réorganisa les conseils en juin 1713, il eut soin de régler que le président « donnerait la porte » aux grands, et, à plus forte raison, aux cardinaux et ambassadeurs {Journal de Dangeau, tome W, ]). i52, avec une autre Addition placée ci-après, Q° 363).
chez le roi, à quelque dévotion', niais dans une tribune séparée, ou prendre l'air, cardinaux, ambassadeurs, grands d'Espagne, dames, en un mot tout ce qui le rencontre par les nies, arrête tout court précisément comme on t'ait ioi pour le Koi et pour les entants de France; mais assez souvent il a la politesse de tirer à demi ses rideaux, et alors cela veut dire que, quoique en livrées et ses armes à son carrosse, il veut bien n'être pas connu : on n'arrête point, et on passe son chemin". S il va chez le roi, comme il arrive assez souvent hors du jour ordinaire du conseil de Castille \ ce n'est jamais que par audience. Le majordome de semaine1 le reçoit et le conduit au carrosse. Dès qu'il paroît, on lui présente, auprès de la porte du cabinet où toute la cour attend, un des trois tabourets qui sont les trois seuls sièges de tout ce vaste appartement, par grandeur, qui d'ailleurs est superbement meublé. Le sien, qui est pareil aux deux autres, est toujours caché, et ne se tire que pour lui; les deux autres sont toujours en évidence, l'un pour le majordome-major3, l'autre pour le sommelier du corps ou grand chambellan6. En leur absence, le gentilhomme de la chambre de jour7 s'assoit8 sur l'un, et quelque vieux grand d'Espagne sur l'autre ; mais il faut que ce soit un homme incommode et qui ait passé par les premiers emplois. Nul autre, ni grand d'Espagne, ni vieux, n'oseroit le faire. J'ai pourtant vu les trois sièges remplis, et en apporter un quatrième au prince de Santo-Buono Caraccioli9, et une autre fois au
1. Un lieu de dévotion, comme plus loin. p. 177. La locution « être en dévotion dans un couvent » se rencontre dans les Lettres de Mme de Sévigné. La Gazette de 1666, p-. "211, et de lti(i7. p. 540 et 63"2. parle de Vouvei'ture, puis de la clôture d'une dévotion.