‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 118 sur 548 · Le d de dont surcharge l'abréviation de que · texte numérisé non relu

Le d de dont surcharge l'abréviation de que

5. Mme d'Aulnoy cite un cas de relégation du président (tome 11 de ses Mémoires, p. -21;!: voyez la Gazelle de 1077, p. 650, de 1070, p. 0, et de 1680, p. 177 et 209-210, OÙ il Y a une comparaison du conseil de Castille avec le nôtre) ; nous verrons aussi lionquillo exilé le H avril 1714, et sa charge supprimée (Gazette de 171'.. p. 107; Journal de Dangeau, tome XV. p. 35; Mémoires de Saint-Simon, tome X. p. 113 et 100).

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[Add. S'-s. S6S] pourvu qu'il ne soil pas grand d'Espagne1. Ce gouverneur a toutes les fonctions, l'autorité, ei le rang entier du président, et le supplée eu tout et partout. Mais cette grande place, bien supérieure à notre garde des sceaux, a le même revers à craindre, et pis encore que lui; car il peut être destitué à volonté et sans dire pourquoi, même sans l'exiler : il perd tout son crédit et toute sa puissance, il n'est et ne peut plus rien, et toutefois3 il conserve son rang en entier pendant sa vie, qui n'est bon qu'à L'emprisonner, puisqu'il ne peut faire aucune visite, et à le réduire en solitude, parce que personne n'a plus d'affaire à lui, et ne prend la peine de l'aller voir pour n'en recevoir ni réception, ni la main, ni conduite. Plusieurs en sont3 morts d'ennui*. Lorsque le président de Castille vient à mourir, il est au choix du roi de faire un autre président ou un gouverneur; depuis la mort du comte d'Oropesa, le roi d'Espagne n'a mis que des gouverneurs". Il en est de même des autres conseils, dont le président ne peut être ùté6, et doit toujours être grand, au lieu duquel on peut mettre un gouverneur; mais, comme ces présidents n'ont de rang que celui de grands, parce qu'ils le sont, et que leur autorité n'est rien quoique les places en soient fort belles, très rarement y met-on des gouverneurs. Conseillers On appelle en Espagne conseillers d'Etat7 précisément ce

1. Voyez ce qui a été dit en 1700, à propos d'Arias, tome Vil, p. 252, note 1, et, ei-après, p. 530, le Portrait de lu cour en 1701.

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