Sont surcharge des lettres illisibles
4. 11 citera plus tard (tome XVIII, p. 167) don Michel Guerra connue ayant obtenu permission de se démettre pour ce motif.
o. Voyez l'Addition n° 363, écrite à propos de Ronquillo, et le catalogue des gouverneurs jusqu'en 1750, donné par Garma : Theatro universal de Espaha, tome IV, p. 256-270.
6. En 1680, le prince de Stigliano, dépouillé de la présidence du conseil de Flandre au profit de M. de Monterey, invoqua l'ancienne loi de Castille qui ne permettait pas de lui ôter sa charge sans faire son procès : Gazette, p. 200-201 .
7. Voyez notre tome VII, p. 248 et p. 253, note 6, les Mémoires
que nous connoissonsici sous le nom de ministres d'Etat1, d'État, et c'est là le but auquel les plus grands seigneurs, les plus ! Ad(l s''s- 364^ distingués, et qui ont passé par les plus grands emplois, tendent de toutes leurs brigues". Ils ont ï Excellence3, et passent immédiatement après les grands, quand ils ne le sont point : il y en a tort peu. Ils ont une seule distinction (pie les grands n'ont pas, qui est de pouvoir, comme les grandes dames, aller par la ville en chaise à porteurs, entourés de leur livrée à pied, suivis de leur carrosse avec leurs gentilshommes dedans, et de monter en chaise le degré du palais jusqu'à la porte de la première pièce extérieurement *. Je ne m'étends point sur le conseil d'Etat8 parce qu'il tomba fort peu après l'arrivée du roi, et qu'il
du maréchal de (iramont. p, 3*21, et les Mémoires de Mme d'Aulney, tome II, p. 105-114 et 215. Comparez ci-après, p. 569, les Relations vénitiennes, et. p. 337, le Portrait de la cour d'Espagne en 1701.
1. C'est pour cela que les Mémoires de Louville (tome 1, p. l().v)i se servent de l'appellation française de « conseil d'en haut. »
"1. 11 répétera bientôt cela (tomes III de 1K73, p. 424, et IV, p. 353), et dira encore plus tard (tome XVIII, p. 163) que c'est « le dernier et le suprême but de la fortune et de la faveur. » Les vice-rois eux-mêmes briguaient ce titre. Vayrac s'exprime en ces ternies (tome III, p. 306- 307; comparez les Mémoires du marquis de Fontenay-Mareuil, p. 56) : • S. M. n'y admet que des personnes de la première distinction, et ce n'est jamais qu'après qu'elles ont occupé les premiers postes de la monarchie, comme des vice-royautés, des gouvernements de provinces, des commandements d'armées, des présidences dans les autres conseils, ou qui ont rendu des services importants à l'État dans des ambassades nu dans des traités de paix. »
3. Sur l'emploi de cette qualification en Espagne, voyez la suite des Mémoires, tome XVIII, p. 154-155 et 165-16H.
4. Ibidem, tomes III de 1873, p. 11X. et XVIII, p. 81-52 et 165-166.
5. Ce conseil, institué par Charles-Quint en 1526, examinait les candidatures aux grands emplois, fixait les appointements et gratifications, discutait toutes les affaires les plus importantes de politique ou de gouvernement, et revisait même les « résultats » ou « consultes » des autres conseils. Ses propres consultes, depuis 1699 et 1700, se conservent à Alcala-de-Hénarès, comme les consultes du conseil de Castille; pour la période antérieure, elles sont dans la portion des anciennes archives de Simancas restée aux Archives nationales de l'rance depuis ISOS.
l.-ii MÉMOIRES 1701
•■si demeuré depuis en désuétude1. Il a fait rarement des
conseillers d'État, mais toujours sans fonction3.
Secrétaire Je parlerai avec la même sobriété du secrétaire des
des dépêches dépêches universelles 3, par la même raison. Huila a été le universelles. ' . . * . . , ,
dernier', et ne le demeura pas longtemps". L etoit presque
1. C'est par le fait de la princesse des LFrsins que cette institution tomba, comme presque toutes les autres qui lui Faisaient obstacle,
2. La chronologie îles conseillers est donnée dans le Theatro univer- .snl de Canna.
3. Tome VII, p. 252 et 264, note I. Voyez, ci-après, p. 533 et 538, .")l)8 et .'ili'.), les appendices XII et XIII, et Vayrac, Etat prêtent de iEspayne, tome III. p. 304-306. Au temps où cet auteur écrivait, c'est-àdire entre 1710 et I71o. la « junte du dépêche universel, ou (comme ou l'appelle communément) le cabinet du mi, >• composé d'un petit
nombre de conseillers, s'assemblait encore une OU deux fois par jour, et
c'est là que toutes les affairés, laid du dedans que du dehors, venaient aboutir. Tandis qtie les autres conseils n'avaient que la voix consultative, celui-là prenait de véritables, délibérations, quand le roi le convoquai!. Mais souvent le secrétaire du despacho, seul consulté, délibérait et dépêchait les affaires avec le maître, « ce <jui lui donne tant de relief, dit Vayrac, qu'il est regardé comme la personne la plus autorisée de l'État, à cause que tout ce qui s'adresse à S. M., soit de la part des ambassadeurs, des tribunaux souverains, des vice-rois, des gouverneurs des provinces, et généralement de tous ceux qui écrivent au roi, passe par ses mains. » Détail à noter : toutes les dépêchés cpii arrivaient pour le roi étaient traduites en espagnol avant de passer sous ses veux.
i. 11 se trouvait premier commis du despacho, après avoir refusé en 1692 le secrétariat de la guerre aux Pays-lias et avoir eu en 1634 celui des ordres militaires-, lorsque, eu février 1698, mourut le secrétaire titulaire, marquis de Villanueva: on lui donna d'abord ['intérim, puis la place même, quoique quelques personnes eussent cru un instant quelle serait la récompensé des services de l'ambassadeur Quiros en Hollande [Gazette d'Amsterdam, 1698, n"- xix et xxui).
.v). Par la suite, ce secrétaire universel parut dangereux aux conseillers de Philippe V, surtout à Mme des l rsins. et. après avoir adjoint à Ubilla d'un côté le cardinal l'ortocarrero et Arias, ou bien Medina-Sidonia. San- Kslexan el Ksealona, de l'autre le représentant de la France, arrangement qui amena toutes sortes de conflits et d'intrigues, comme nous le verrons, en 1703, on se décida à détacher de ses attributions, au profit du marquis de Canules, les affaires de la guerre et des étrangers. Ce démembrement ne dura (pie de septembre 1108 à août 170', {Journal de Dan- (jfini. tomes IX. p. 31Ï-312, el X. p. 106)', mais,. dès 170.S. la guerre
'État*.
nos quatre secrétaires d'Etat ensemble pour le crédit et
les fonctions, mais non pas pour le reste. Il étoit demeuré,
pour l'extérieur, comme nos secrétaires d'État d'autrefois,
et comme eux venu par les emplois de commis dans les
bureaux ', ce qui peut faire juger de leur naissance et de
leur état. Au conseil d'Etat, ils étoient au bas bout de la Secrétaires
table, auprès de leur écritoire, rapportant les affaires,
lisant les dépêches, écrivant ce qui leur étoit dicté, sans
opiner, et toujours à genoux sur un petit carreau" qui
leur fut accordé à la tin à cause de la longueur des
conseils, et tète à tète avec le roi de même3. Ils étoient fort
craints et considérés ; mais ils n'alloient point avec la
noblesse, même ordinaire. De six qu'ils sont des débris
de celui des dépèches universelles1, j'en ai vu deux, celui
et les finances furent de nouveau constituées en départcmenl séparé pour Joseph Grimaldo, dont il va être question tout à l'heure, et Ubilla reçut, comme compensation, outre son litre castillan de marquis de Hivas ou Ribas (1701), une commanderie et une place de gentilhomme de la chambre avec les entrées : Gazette de 1701, p. 414, et de 1705, p. 79; Avènement des Bourbons, tome 11, p. 123-424, 451, 476-477, 503 et 504; Mémoires secrets de Louville, tome I, p. lit, 117-118, 130-131, Ht, 145, etc. Ubilla n'eut plus qu'une place au conseil de Castille. Saint-Simon racontera cela de 170"2 à 1705 et en 1722.
1. Sur ces premiers commis, consultez ['Etat présent de l'Espagne. tome 111, p. 312 et 313, et voyez un cas de nomination à la secrétairerie dans \a Gazette de 173S, p. il!).